15 mai 2008
Le strudel Episode 2/2
Suite et fin de notre voyage au pays des Strudels. Vous pouvez retrouver toutes nos recettes de cuisine dans la rubrique "FAF cuistot".
Merci encore à Florence pour sa participation au Journal.
Petite précision à propos de la Pâte Filo :
La pâte filo se rapproche de la feuille de brick, disons qu'elles sont cousines
La feuille de brick, originaire de Tunisie est à base de semoule tandis que la pâte filo provient de Grèce et Turquie et est préparée à base de farine. Cette dernière est plus adaptée aux pâtisserie. On la trouve bien sûr dans les épiceries orientales mais aussi en grandes surfaces.
4 feuilles de pâte filo
50 gr de beurre
Pour la garniture
250 gr de fromage blanc en faisselle
2 œufs
40 de sucre
1 sachet de sucre vanillé
50 gr de raisins secs
20 gr de semoule de blé
1 c.s de fleur d’oranger
Préchauffez le four therm. 6-7. Dans un saladier, mélangez les jaunes d’œufs avec le fromage blanc égoutté, les raisins secs, la semoule et l’eau de fleur d’oranger.
Fouettez les 2 blancs d’œufs. Quand ils sont presque montés, versez les sucres sans cesser de fouetter. Mélangez délicatement les deux préparations.
Faites fondre le beurre. Etalez les feuilles de pâte filo sur un torchon légèrement humide. A l’aide d’un pinceau, badigeonnez un peu de beurre entre les feuilles et sur la feuille du dessus. Etalez au centre la préparation au fromage blanc, repliez les bords de la pate puis roulez à l’aide du chiffon pour former une grosse crêpe. Disposez le strudel sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Badigeonnez à nouveau avec un peu de beurre fondu. Faites cuire 20 à 25 minutes jusqu’à ce qu’il soit bien doré.
4 feuilles de pâte filo
50 gr de beurre
Pour la garniture
500g de pommes (Boskoop par exemple)
2 c.s. de jus de citron
1 sachet de sucre vanillé
40 gr de sucre
1 c.c. cannelle
35 gr de raisins secs
25 gr d’amandes en poudres
50 gr de crème liquide
5 carambars coupés en petits morceaux
Préchauffez le four therm. 6-7. Epluchez les pommes et coupez-les en cubes. Couvrez avec le jus de citron pour éviter qu’elles noircissent. Dans un saladier, mélangez les sucres, la cannelle, les raisins secs, les amandes, la crème, les carambars et les pommes.
Faites fondre le beurre. Etalez les feuilles de pâte filo sur un torchon légèrement humide. A l’aide d’un pinceau, badigeonnez un peu de beurre entre les feuilles et sur la feuille du dessus. Etalez au centre la préparation aux pommes, repliez les bords de la pate puis roulez à l’aide du chiffon pour former une grosse crêpe. Disposez le strudel sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Badigeonnez à nouveau avec un peu de beurre fondu. Faites cuire 25 à 30 minutes jusqu’à ce qu’il soit bien doré.
12 mai 2008
Multi fonctions
Il y a 3 ans, j'ai découvert un truc incroyable : les courses sur Internet.
Finies les expéditions punitives au supermarché et les queues interminables, finis les bras surchargés de sacs plastiques où s'entrechoquent jus de fruits, oeufs, légumes avachis et viandes avariées en promo. Quelques clics suffisent maintenant à remplir mon frigo sans que je prenne la peine de lever mon derrière. Quelle somptueuse découverte...
Mais depuis que je suis maman, je suis devenue ultra-vigilante sur ma liste de courses : rien ne doit manquer à mon panier si je veux éviter la galère des courses avec Nain. Oui, parce que faire les courses avec un
enfant, c'est un véritable parcours acrobatique. C'est ahurissant, il suffit que les 2 roues avant de la poussette passent les portes automatiques du supermarché pour que Nain soit subitement pris d'une crise de spasmes en poussant des hurlements digne d'un abattoir à cochons. Le temps semble s'arrêter et les autres client me fixent avec insistance. Message reçu. Je n'ai pas d'autre choix que de le libérer le fauve à la merci des rayons si joliment arrangés. C'est parti : avec Nain qui se tape des sprints dans les allées, je me retrouve donc aggripée à la poussette, le panier en équilibre sur la capote, la jambe gauche tendue pour stopper le petit athlète complètement dopé et la main droite cherchant aveuglément les provisions.
Mais cela n'a rien d'insurmontable, car voyez-vous, au fil des mois, j'ai subi un entraînement de choc : devenir maman, c'est utiliser simultanément toutes les parties de son corps avec un rendement optimal.
Je peux ainsi faire la cuisine tout en donnant le goûter à Nain, ranger ses jouets tout en
lançant des lessives par kilos et lui donner son dîner tout en rangeant la paperasse : virtuellement, j'ai l'impression d'avoir 4 bras pour 1 unique cerveau (lui par contre, c'est utilisation minimale pour un rendement 0).
Le but inavoué de cette sur-activité n'est pas de prouver au monde entier que les journées d'une mère au foyer sont remplies (c'est impossible), mais de me débarrasser au plus vite de toutes ces taches ingrates pour au final poser mon gros derrière sur le sofa et ne plus rien faire DU TOUT. C'est beau la multi-fonctionnalité....
J'ai constaté cependant que dès que Mari franchit le pas de la maison, il est incapable de faire plus d'une chose à la fois. C'est incompréhensible. Au bureau, il peut gérer simultanément 3 conversations téléphoniques tout en me harcelant par skype pour savoir ce que je fabrique de mes journées. Mais à la maison, chacune de ses actions nécessite un temps T bien défini et opaque :
Zaza : "Tu peux vider le lave-vaisselle?"
Mari: "Je ne peux pas, je me lave les mains"
Zaza : "Tu peux l'aider à ranger ses jouets?"
Mari : "Je ne peux pas, je dois lui choisir un livre pour lui raconter une histoire"
Zaza : "Tu peux lui changer sa couche?"
Mari : "Je ne peux pas, il faut que j'aille aux toilettes"
Bien entendu, à ces mots, comme mes (4) mains sont déjà trop occupées pour lui envoyer le soufflet qui s'impose, j'ai bien envie d'utiliser ma jambe droite pour lui donner un gros coup de pied au derrière...
Article rédigé par Zaza in London.
28 avril 2008
Bonnes vacances !
Le journal des Femmes au Foyer vous souhaite d'excellentes vacances de Printemps !
23 avril 2008
Oser être Mère au Foyer
Famille Chrétienne du 15/09/2001 - n°1235
En France, 2,5 millions de femmes ont choisi de rester chez elles pour s'occuper de leur famille. Une décision souvent difficile à prendre, surtout quand il faut quitter un métier intéressant pour se retrouver classée dans la catégorie des «inactives»... C'est le choix qu'a fait Marie-Pascale Delplancq-Nobécourt, une ancienne journaliste. Son expérience lui a inspiré un livre : Oser être mère au foyer (1).
Cécile Maître
Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à devenir mère au foyer ?
En fait, cela s'est fait progressivement. Après la naissance de mon premier enfant, j'ai repris mon travail de journaliste à temps partiel. Au bout d'un an, mon patron m'a fait comprendre : travail à temps plein ou licenciement... S'ajoutait un problème de garde d'enfant. Je suis donc restée chez moi, tout en faisant des piges.
Puis, j'ai eu deux autres enfants. Mon mari avait déjà deux enfants, nous étions donc sept à la maison. De moins en moins disponible, j'ai donc arrêté de travailler complètement, pensant bien recommencer un jour. Mais les années passant, la réinsertion devient de plus en plus problématique.
D'autre part, je me suis rendu compte que les enfants ont besoin de présence à tout âge, autant à l'adolescence que dans la petite enfance, et qu'il est important d'être là quand ils rentrent de l'école.
Pour mon mari et moi, la famille a toujours été une priorité. Notre choix est une réponse personnelle qui n'a rien d'exemplaire, certains parents arrivent à concilier vie professionnelle et vie familiale. Nous, nous avons organisé notre vie autrement.
Vous dites que l'objectif de ce livre est d'«offrir un autre regard sur ces mères au foyer d'aujourd'hui».
Pour écrire ce livre, j'ai rencontré beaucoup de femmes, spécialement des journalistes, qui étaient contentes que je soulève ce problème. Entre autres choses, j'ai voulu montrer que rester chez soi ne veut pas dire se cantonner à des tâches ménagères peu exaltantes.
«Endormissement», «mutilation», voilà ce que j'ai pu lire à ce sujet. Quand les enfants sont tout petits, on a peu de possibilités de sortir, et c'est parfois dur pour la jeune maman, qui se trouve isolée. Mais quand ils sont scolarisés, les femmes disposent de plus de temps et de possibilités : associations de parents d'élèves, bénévolat, cours d'art, de langues... Ce qui ne les empêche pas d'être à la maison quand les enfants rentrent.
Et leur disponibilité ne se limite pas à leur seule famille : elles sont sollicitées pour les sorties scolaires, les conduites... et pour récupérer les autres enfants.
Vous citez le témoignage de huit femmes qui ont un peu le même profil que vous : elles étaient diplômées, avaient un métier intéressant, et ont choisi de rester chez elles pour s'occuper de leurs enfants. C'est aussi parce qu'elles ont eu la possibilité financière de le faire...
C'est vrai, il faut pouvoir vivre avec un seul salaire. J'ai reçu des témoignages de personnes qui font ce choix, même si cela représente de gros sacrifices financiers. Certaines ont du mal à accepter de ne pas gagner d'argent, d'autant plus que dans notre société, nous sommes considérées comme sous-productives et de moindres consommatrices.
En revanche, on ne constate pas chez ces femmes qui acceptent ce sacrifice financier d'»asservissement» à leur mari «pourvoyeur de fonds», mais plutôt la volonté d'une nouvelle répartition des tâches, décidée d'un commun accord.
Si pour ces femmes et pour vous le bilan est positif, ne ressentez-vous pas quand même quelques frustrations ?
Bien sûr, un métier intéressant est source de gratifications. Chez soi, on a peu de distractions, d'occasions de penser à autre chose, d'oublier ses soucis.
L'une de ces femmes m'a dit : «De toutes ces années passées à la maison, il ne reste aucune trace, rien que les enfants qui grandissent». C'est vrai, mais des enfants qui grandissent bien dans leur peau, c'est un «retour sur investissement» pour la famille et pour la société !
Encore une fois, rester chez soi ne veut pas dire se limiter aux tâches domestiques, qu'il faut de toute façon bien assumer, que l'on exerce un métier ou pas ! Et ce n'est pas en répétant qu'elles sont ingrates que l'on encouragera les hommes à s'y mettre !
«Femme au foyer», c'est une notion récente.
Elle date du XIXe siècle, avec l'ère industrielle, où les femmes commencent à travailler à l'extérieur, à l'usine, ou comme domestiques, tandis que dans les familles aisées la femme restait à la maison. Pendant l'entre-deux guerres, on a exalté l'image de la femme mère et épouse. Image contestée par Simone de Beauvoir en 1949, qui y voit plutôt «un parasite».
Dans les années 1960-1970, avec la société de consommation, la diminution de la natalité, la femme revendique le droit d'avoir «une vie à soi». Actuellement, on assiste à un nouvel attrait pour la famille. Ce qui inquiète Elisabeth Badinter, qui voit là un retour à «la mystique féminine et maternelle»... La question de fond restant : «Peut-on conjuguer liberté et maternité ?»
De toute façon, être parent, c'est renoncer à une part de liberté, et si par liberté on veut dire indépendance, personne n'est entièrement libre.
On parle beaucoup des droits de la femme, mais peu de ceux de l'enfant.
C'est un paradoxe de notre époque. Les journaux sont remplis d'articles pour les femmes enceintes, on leur explique comment communiquer avec le bébé qu'elles portent en le berçant et en leur parlant... et quand ce bébé aura 3 mois, il sera mis à la crèche ou en nourrice ! Puis ce sera l'école dès 2 ans, 2 ans et demi, le but étant de leur apprendre l'autonomie, un mot à la mode, synonyme de solitude dans ce cas !
A partir de 11 ans, plus tôt parfois, les enfants rentrent de classe dans une maison vide et doivent gérer leur travail. Ceux qui sont consciencieux y arrivent, mais les autres se retrouvent devant la télé, les jeux électroniques, ou traînent dehors. Les plus influençables risquent de déraper vers des comportements de «sauvageons».
J'en ai discuté avec des professeurs. Tous reconnaissent que les enfants sont de plus en plus violents. Même en maternelle. Y aurait-il un rapport avec le fait qu'ils sont sociabilisés de plus en plus tôt ? C'est une question que se posent des psychologues, et que l'on devrait étudier sérieusement.
D'autre part, comment exiger que des parents surveillent leurs enfants, alors qu'ils sont tous deux contraints de travailler à l'extérieur ?
Ce sont les parents de demain que nous préparons maintenant, dites-vous dans votre conclusion.
Oui, nos filles font des études - vont-elles se retrouver dans le même piège que leur mères ? Comment apprendre à nos fils à se préparer à assumer leurs responsabilités familiales, quand ils voient leur père si peu présent ?
Pour une vie familiale plus équilibrée, on aurait besoin de journées et de semaines moins chargées... et de parents moins stressés et plus disponibles. L'éducation des enfants étant un enjeu majeur de la société de demain, c'est aujourd'hui que nous devons trouver une solution.
(1) Oser être mère au foyer, par Marie-Pascale Delplancq-Nobécourt, Albin Michel, 190 p à partir de 5.50 euros
21 avril 2008
Plus belle la Dent, Episode 1/3
"Plus belle la dent" est une série dentaire en 4 épisodes pour mieux vous faire connaître la dent.
Qui est cette belle qui possède couronne et racines? Qui sont ses ennemis? Qui sont ses allié(e)s?
Les dents commencent leur formation lorsque le foetus a 3 mois de vie. Ce sont les incisives centrales de lait haut et bas qui se forment en premier. De cet âge et jusqu'à 20 ans, les dents se forment et se mettent en place dans la bouche avec deux dentures successives, la denture de lait et la denture définitive. A 20 ans, tout est normalement terminé. On compte alors 32 dents en tout, 18 en haut sur l'arcade supérieure appelée Maxillaire et 18 en bas sur l'arcade inférieure appelée Mandibule.
Episode 1: Anatomie d'une dent
La "belle" est constituée d'une couronne (c'est déjà une reine !) et d'une racine.
La couronne est la partie visible dans la bouche (bleue sur le dessin).
La racine est la partie enfouie dans l'os et sous la gencive (orange sur le dessin).
L'os recouvre la racine (violet sur le dessin). La gencive recouvre l'os (rose sur le dessin).
Toutes les dents ont une couronne mais elles peuvent avoir une ou plusieurs racines.
- Catégories de dents
Dans la denture adulte
- Les incisives ont des couronnes coupantes et une seule racine. Elles sont 8 en tout.
- Les canines ont des couronnes pointues et une seule racine. Elles sont 4 en tout.
- Les prémolaires ont des couronnes qui déchiquettent et une ou plusieurs racines. Elles sont 8 en tout.
- Les molaires ont des couronnes broyeuses et une ou plusieurs racines. Elles sont 12 en tout.
Il existe toujours des exceptions. Certaines personnes peuvent avoir des canines avec une double racine par exemple.
Voici une dent coupée dans sa longueur.
L' émail est le tissu le plus externe de la couronne. C'est un tissu minéral. C'est à dire qu'il n'a aucun élément vivant; il n'est donc pas sensible.
Les parties sensibles sont en dessous...
La dentine est un tissu minéral et organique principal élément de la couronne et de la racine. La dentine est vivante car elle possède des prolongements du nerf; elle est donc sensible.
Le nerf est enfoui au coeur de la couronne et de la racine. C'est un tissu organique faisant partie d'un ensemble vivant, sanguin et sensible qu'on appelle la pulpe.
Le cément est le tissu externe de la racine. Il est de faible épaisseur.
Prochain épisode : Les ennemis de la Dent
Merci au Docteur Billarant pour cet article.
17 avril 2008
Précautions maternelles - 2ème partie
Après le sujet des premiers pas de l’enfant, contemplons les autres soins attentifs qu’une mère apporte à son enfant. Les peintres les ont décrits souvent avec tendresse. Une promenade pour le plaisir des yeux.
Nourrissons le nourrisson
L’allaitement fit l’objet d’un article précédent de ce blog, passons à l’étape suivante : la cuiller !

Joseph Israel, musée de Détroit.
Tableau hollandais du XIX ème siècle. Allusions religieuses ? La mère porte un vêtement bleu, couleur de la Vierge, mère de Jésus . On ne connaît pas bien l’intention du peintre, la scène est profondément humaine, c'est au fond ce qui la rend si spirituelle.
Nicolas-Bernard Lépicié, Wallace collection, Londres
Ici la jeune maman semble moins convaincue par la valeur de sa tâche !

Jean-François Millet ” La becquée ” mba Lille
Les trois marmots,tels des oisillons affamés qui attendent leur pitance. La poule (la vraie) regarde la scène en hésitant à tendre son bec aussi …
Merveilleux tableau plein d’humanité lui aussi !

Mary Cassatt est la championne des scènes maternelles, et pourtant , elle n’a pas eu d’enfants. Elle étudiait ses neveux avec toute la tendresse d’une mère.
La sieste et la promenade

Jeune mère, Gustave Hamelin
musée Malraux Le Havre
La chaise basse est bien une chaise de nourrice, accompagnée de son petit tabouret, sur lequel poser ses pieds pour que les genoux remontent, et forment avec les cuisses le creux douillet du giron maternel.

Alphonse Lecadre
Musée des beaux arts de Nantes
Ah, s’endormir sur maman … entendre battre son coeur … un retour in-utero, le temps d'un dodo …

Berthe Morisot
musée d’Orsay
Contempler le plus beau bébé du monde.
Mary McMonnies , Roses et lys, mba Rouen
C’est si amusant de balancer par dessus bord les joujous que maman devra inlassablement ramasser !
La toilette

Mary Cassatt, Art institute Chicago
Mary Cassatt, Bibliothèque nationale de France
” La précaution ” Jean-François Millet
Musée du Louvre
La grande soeur regarde son petit frère et on imagine ses pensées ironiques, curieuses ou interrogatives.

Education intellectuelle
” La leçon de lecture ” ,Pieter Fransz. De Grebber
musée des beaux arts de Quimper
” La leçon de lecture ” Lépicié
Wallace collection Londres
Paul Ullman , La leçon de géographie,
Musée national de la coopération franco-américaine Blérancourt.
Les travaux manuels
JF Millet La leçon de tricot, vers 1860,
Clarck institute Williamstown

La Leçon de tricot, , JF Millet
Saint Louis art museum Saint Louis
L’apprentissage à quatre aiguilles n’est pas facile, le tricot à deux aiguilles est plus simple !
Et quand l’enfant n’est pas sage, on le punit.
Rembrandt, Nationalgalerie Berlin
Avec ce dessin plein de nerfs et d’autorité dont transpire cette jeune mère de Rembrandt, je termine ce petit tour des tableaux de l’enfance . Que ce soit celle de nos enfants, petits enfants, de nous-mêmes, celle-ci s’éloigne si vite !
Notre article culturel toujours dû à notre Grillondufoyer que vous pouvez retrouver ICI
Et dans la rubrique Beaux-Arts du forum ICI

14 avril 2008
Donne ta main à Martin !
Marie a découvert il y a un peu plus d’un an l’histoire du petit Martin, décédé le 30 janvier 2006 d’un cancer du cerveau. Vous pouvez lire son histoire ici : http://letoiledemartin.canalblog.com/archives/2006/09/20/2553897.html
Marie a été profondément bouleversée par le courage de ce petit garçon et de sa famille.
Elle s’est intéressée de plus près à l’association créée par Servanne et Laurent, les parents de Martin.
L'objectif de cette association est de recueillir des fonds au profit des enfants atteints
d'un cancer afin de faire avancer la recherche d'une part (dernièrement, financement d’un chercheur pendant 1 an et don d’un chèque de 30 000 euros à un service de cancer pédiatrique), et d'améliorer leur quotidien d'autre part (financements d’Ateliers Musicaux, d’expression corporelle, de jeux pour les enfants malades). Les gens se sont rassemblés sous l'étoile, par des dons d’argent mais aussi par des actions concrètes (Course féminine la Parisienne, ventes privées, etc.)
Marie prit contact avec Servanne, pour lui proposer des objets qu’elle bricolait de façon à alimenter les différentes ventes que l’association organisait tout au long de l’année pour récolter des fonds.
Une année passa à ce rythme. Elle bricolait comme elle le pouvait, lorsque son travail et sa famille lui laissaient un peu de temps libre ( Marie est mariée, institutrice, et a 6 enfants à charge)
Mais Marie sentait qu’elle pouvait faire plus.
C’est d’abord le jeu PIF (Pay It Forward) sur internet qui lui a mis la puce à l’oreille. L’idée était là, prête à
germer. Marie sentait bien qu’en mettant plusieurs personnes dans la boucle, cela fournirait une aide plus conséquente à l’association. Restait à monter concrètement le projet.
Et c’est en feuilletant le dernier Marie Claire Idées que l’idée s’est finalisée. MCI organisait alors un concours au profit d’une œuvre caritative.
Le projet de Marie est simple. Elle veut que tout le monde s’y mette, et pour cela elle va utiliser Internet. Le blog « Donne Moi ta Main » voit le jour :
http://donnemoitamain.canalblog.com
Le principe est simple : un thème (l’enfant), une date butoir (le 2 mai) et carte blanche pour les matériaux et la création (papier, tissu, carton, perles, etc.…). Chaque participante confectionne l'objet de son choix et l'envoie à l'association qui organisera une vente en juin.
Marie a commencé par demander à ses connaissances via son blog perso (http://marieetcie.canalblog.com/) si elles étaient prêtes à la suivre dans cette aventure. Elles ont commencé à 10 participantes, elles sont aujourd’hui 268 !
« Donne Moi ta Main » a démarré le 25 février 2008.
Il s’est fait connaître grâce à ses participantes, par le bouche à oreille et via les blogs des unes et des autres.
Marie coordonne seule le blog Donne moi ta main. Les participantes doivent prendre leur oeuvre en photo une fois terminée et faire parvenir les images à Marie pour qu’elle les poste sur le blog. Autant dire qu’elle n’a pas le temps de chômer !
La première vente de « Donne Moi Ta Main » au profit de « l’Etoile de Martin » se déroulera en juin 2008, mais le blog continuera après cette échéance.
Marie se dit heureuse du succès de « Donne Moi Ta Main », estimant que « l’Etoile de Martin mérite d’être connue, reconnue et surtout aidée. »
Par son sens de l’initiative et sa débrouillardise, Marie a réussi à créer autour de L’Etoile de Martin une farandole de solidarité et d’entraide.
Attrapez leur main tendue et entrez dans la ronde pour soutenir l'Etoile de Martin ! Vous avez encore jusqu'au 2 mai pour participer à la prochaine vente, lancez-vous dans l'aventure...
11 avril 2008
la Carte Famille Nombreuse menacée d'extinction, REAGISSONS !!
NB : Le message d'erreur ne s'affiche plus, c'est bon vous pouvez signer !!
Merci à Marryne pour nous avoir relayé cette précieuse information...
Carte Famille Nombreuse : Mobilisons-nous !!!
Désormais la pétition en ligne est ici : cartefamillenombreuse
Parents de famille nombreuse, lisez ce message, signez la pétition de toute urgence, et transmettez-la à tous vos contacts, c'est TRES IMPORTANT !!!
Cher parent de famille nombreuse,
Vous allez perdre au minimum plusieurs centaines d'euros par an du fait de la suppression de la carte de
famille nombreuse à partir du 1er janvier 2009, à moins que vous n'agissiez immédiatement en signant la pétition.
Faites le calcul : sans carte de famille nombreuse, un aller-retour Paris-Lyon en train pour une famille de 4 enfants coûte 722 euros (4736 francs), au lieu de 433 euros avec la carte. Un Paris-Toulouse coûte 1074 euros, soit un SMIC net mensuel, au lieu de 644 euros.
De plus, vous allez perdre toutes vos réductions dans d'innombrables sorties culturelles et activités familiales.
Ce coup de barre de fer sur votre tête n'est possible que parce que les parents de famille nombreuse ne bougent pas, et qu'ils ne se sont pas encore organisés pour réagir.
Mais nous sommes TROIS MILLIONS DE FAMILLES CONCERNEES, et, si nous agissons toutes ensemble, nous sommes capables de provoquer une véritable CRISE POLITIQUE. Nous pouvons faire reculer immédiatement le gouvernement si nous nous rassemblons pour protester.
C'est pourquoi je vous demande de signer de toute urgence la pétition en cliquant ici. Il vous suffit de cliquer et d'entrer votre adresse courriel en signe de soutien.
J'ai formé un comité de parents et j'ai déjà pris contact avec le ministère de la famille, le cabinet du premier Ministre, et l'Elysée. Ils savent que nous existons mais ils attendent de voir COMBIEN NOUS ALLONS REUNIR DE SIGNATURES.
Il est donc CAPITAL que vous signiez vous-même la pétition et que vous fassiez signer la pétition par un maximum de personnes autour de vous. En mettant votre adresse courriel sous votre nom, cela me permettra de prouver à mes interlocuteurs au gouvernement la réalité des personnes qui soutiennent notre mouvement.
Vous subissez déjà de plein fouet, en tant que parent de famille nombreuse, la hausse dramatique des prix
du logement (+ 100 % en cinq ans), de l'alimentation (+ 20 % en deux ans), de l'essence (+ 30 % en un an) et du gaz, que le gouvernement a également augmenté de 5,5 % vendredi dernier, malgré la hausse déjà décidée il y a quatre mois à peine.
Vous êtes déjà parmi les plus grandes victimes de la baisse du pouvoir d'achat de ces dernières années.
Vous assurez pourtant l'avenir de notre pays, le financement futur des retraites, le renouvellement des générations.
Vous ne pouvez pas croiser les bras face à cette nouvelle atteinte à vos droits les plus élémentaires, ne serait-ce que pour défendre l'intérêt de vos enfants, qui subiront inévitablement les conséquences de cette mesure.
Il est d'autant plus important de réagir que, derrière la suppression de la carte de famille nombreuses, se profilent déjà d'autres mesures aux conséquences potentiellement catastrophiques pour les familles : la réduction drastique des allocations familiales, que le gouvernement envisage de limiter aux familles les plus pauvres, et la disparition pure et simple du quotient familial dans le calcul de l'impôt sur le revenu.
La plupart des pays européens se sont déjà attaqués à ces deux "avantages", qui sont pourtant indispensables au maintien d'un niveau de vie décent pour les familles nombreuses.
Si nous ne réagissons pas, ce gouvernement, ou celui qui suivra, considérera que la voie est libre pour prendre de nouvelles mesures pour nous tondre.
Nous devons à tout prix empêcher ça. Ils essayent de nous faire passer la pillule en nous promettant des tarifs spéciaux pour les familles dans les trains : mais, d'une part, il faudra acheter une carte payante, et d'autre part, les réductions ne seront valables que quand toute la famille voyagera ensemble, ce qui est très rare puisque la plupart des familles nombreuses utilisent dans ce cas leur voiture, et n'ont besoin du train que quand leurs membres se déplacent individuellement.
Si vous jugez que les parents doivent protester contre cette décision, alors signez la pétition en cliquant ici.
Le transport est le 3e poste budgétaire des familles. La suppression de la carte de famille nombreuse aura des conséquences financières graves pour vous et pour moi.
Je compte donc sur vous pour agir maintenant, et pour transmettre ce courriel à tout votre carnet d'adresse.
En vous remerciant d'avance de votre engagement.
Bien cordialement,
Axelle Meerman,
Mère de famille
Pour en savoir plus :
10 avril 2008
A notre ami regretté
Chèr(e) Ami(e), Aujourd'hui, c'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès d'un ami très cher : Bon Sens.
Bon Sens vécut heureux parmi nous durant de très nombreuses années.
Personne ne connaîssait précisément son âge, car le registre de sa naissance a été déclassé, il y a bien longtemps, du fait de sa trop grande ancienneté.
Mais nous nous souvenons bien de lui, notamment pour ses remarquables leçons de vie, comme "Le monde appartient à celui qui se lève tôt" , "Il ne faut pas tout attendre des autres" ou encore "Ce qui m'arrive est peut-être aussi de MA faute".
Bon Sens avait une hygiène de vie exemplaire. Elle se résumerait en quelques règles de base :
"Ne pas dépenser plus que ce que l'on a"
"Ce sont les parents, et non les enfants, qui commandent"
Hélas, Bon Sens a commencé à perdre pied quand des parents ont attaqué des professeurs d'école. Ceux-ci croyaient avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants le respect et les bonnes manières. Ayant appris qu'un enseignant avait même été renvoyé pour avoir réprimandé un élève trop excité, la santé de Bon Sens commença à se détériorer.
Son état empira quand les écoles furent contraintes de demander une autorisation parentale pour permettre aux infirmières scolaires de poser un pansement sur les petits bobos. A l'inverse, l'école ne pouvait plus informer les parents des autres dangers bien plus graves encourus par leur enfant.
Bon Sens perdit confiance en lui quand il constata que des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il prit encore des coups, tant au moral qu'au physique, quand la justice décida qu'il était répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison, tandis que le voleur pouvait, lui, dans ce cas, porter plainte pour agression et atteinte à sa propre intégrité physique.
Bon Sens perdit définitivement tout goût de vivre quand il apprit qu'une femme, qui avait maladroitement renversé quelques gouttes de café brûlant sur elle, perçut une indemnisation financière colossale après avoir déposé plainte contre le fabricant de la cafetière.
Et, comme vous le savez, la mort de Bon Sens fut précédée de la mort de ses parents (Vérité et Confiance), de celle de son épouse Discrétion, ainsi que de sa fille Responsabilité, et enfin de son fils Raison .
Il laisse ainsi toute la place à ses trois faux-frères :
"Je connais mes droits"
"C'est la faute de l'Autre"
"Je suis une victime de la société"
Certes, il n'y avait pas foule à l'enterrement de Bon Sens... Rares sont les personnes qui le connaissaient vraiment, sa disparition est passée presque inaperçue.
Si vous aussi vous le pleurez, signalez son départ autour de vous, qui sait, peut être reviendra-t-il un jour parmi nous ?
Auteur inconnu....
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07 avril 2008
Créer son entreprise : mode d'emploi
Nathalie a créé son entreprise et a accepté, malgré son emploi du temps chargé, de nous raconter comment cela s'est passé. Son site internet : www.prestige-esthetisme.fr
Nathalie, faisons connaissance
Je m’appelle Nathalie, j’ai 42 ans.
Après un cursus assez banal (BAC professionnel, BTS secrétariat bilingue anglais), j’ai commencé à travailler dès ma sortie de l’école. Mon père était dessinateur industriel, ma mère femme au foyer. Ma sœur aînée a suivi des études de gestion et nous verrons plus loin que ce petit détail a beaucoup influencé ma décision de créer ma société. Mais nous n’en sommes pas encore là. Mon ami est scandinave, il travaille dans le sport automobile. De par ses nombreuses absences mais aussi en raison de mon activité professionnelle qui comportait beaucoup de déplacements, nous avons décidé d’un commun accord de ne pas avoir d’enfant.
Ma première expérience professionnelle a été un poste de secrétaire commerciale dans un cabinet de courtage d’assurances international. Je me souviens, il était situé à Paris, tout près de l’Opéra Garnier.
Ma seconde expérience a été toute différente : je travaillais pour un show room privé où venaient défiler les grands couturiers. Je m’occupais de la coordination entre les clients, les agences des mannequins, les maisons de couture, le tout dans une ambiance que seule la mode peut offrir.
Après quelques mois dans ce secteur à la mentalité bien « spéciale », je donne ma démission pour aller travailler dans une agence d’organisation d’évènements nationaux et internationaux. C’est au cours de ces quinze années passées à courir la France et l’Europe que j’ai rencontré mon ami, mais également que j’ai eu l’idée de mon projet professionnel.
A 40 ans, le projet de Nathalie se précise
Arrivée à 40 ans, une femme a envie de devenir maîtresse de sa destinée, elle est assez mature pour faire des choix, elle a tiré des expériences de la vie. C’est à 40 ans que j’ai pris la décision de changer ma vie.
Tout d’abord, mon projet était abstrait, ce n’était qu’une idée. Une idée qui m’est venue au cours d’un
colloque lorsque l’un de mes congressistes (un américain) me demande de lui commander un massage. Je me rends à la réception de l’hôtel : ils n’ont rien, aucune adresse, personne vers qui m’orienter. Le problème se reposera souvent et là, je me dis : « il y a quelque chose à faire ».
Je mets un an à rédiger mon dossier de présentation, à prendre des conseils auprès des organismes spécialisés dans la création d’entreprise.
Le démarrage Mon dossier, business plan comme l’appellent les professionnels, comporte plusieurs étapes : -
En second, doubler cette activité d’une boutique sur Internet, permettant conseils et vente des cosmétiques que nous utilisons pour les soins (encore une fois comme un institut).
- l’étude de marché : recenser tous les établissements hôteliers qui pourraient être concernés sur Paris et la petite couronne, voir la concurrence existante sous toutes ses formes (masseurs indépendants, instituts de beauté…),
- les prévisions financières : trouver les fonds, rédiger un prévisionnel, définir le capital…,
- choisir son statut juridique : indépendant ou société ? Le statut va régir toute la vie de la future entreprise, il faut le choisir avec soin et ne pas hésiter à se faire conseiller.
De la conception à la réalisation
Une fois que le business plan est prêt, on n’a plus qu’une envie : sauter le pas.
Oui mais voilà, quand on est salariée, avec plusieurs années d’expérience, démissionner n’est pas vraiment la solution car on perd la rémunération de son ancienneté. De plus, un licenciement donne des avantages aux créateurs d’entreprises. Il me faudra 8 mois de tractation pour négocier mon licenciement en mai 2006.
Dès mon inscription à l’ANPE, je signale que je souhaite créer une entreprise, ma conseillère n’est pas dupe, elle a compris. Néanmoins, elle m’orientera vers une Boutique de Gestion (association qui aide le demandeur d’emploi à mettre sur pied son projet de création). L’accompagnement dure 5 séances durant lesquelles, je peux voir un peu plus clairement la question du statut. Pour le reste, tout est déjà prêt.
Septembre 2006, sur les conseils de la Boutique de Gestion, je présente mon projet de création au concours organisé par le Conseil Général de Seine et Marne. Trois cent dossiers y seront présentés et jugés, vingt seulement pourront participer à la première « Plate-forme Création d’Entreprises 77 ». A la clé, deux mois de formation intensive : un mois de commercial / marketing et un mois de gestion / comptabilité.
Trois femmes dans l'aventure
Si j’étais déjà consciente de mes lacunes en comptabilité, ce stage m’ouvre les yeux : je ne suis pas capable
de tenir la comptabilité d’une entreprise car n’est pas comptable qui veut. C’est alors que je me tourne spontanément vers ma sœur Patricia. Voici la deuxième personne embarquée dans l’aventure.
Une fois le stage terminé, nous sommes en décembre 2006. Je dois encore trouver un fournisseur pour les cosmétiques qui seront utilisés lors des soins et des massages. Même si je connais bien le milieu de l’esthétique, je ne suis pas esthéticienne. Je contacte alors une amie de longue date qui, après avoir passé son BTS d’esthéticienne, est partie deux mois
en Thaïlande afin d’y apprendre le massage Thaï traditionnel. Depuis son retour en France, elle travaille pour un institut parisien. Elle connaît mon projet, elle en est un peu à l’origine. Voici la troisième personne que j’entraîne avec moi.
Le choix du fournisseur : crucial pour la qualité des prestations
Choisir un fournisseur sérieux est le plus important pour nous car on ne peut pas proposer des soins bas de gamme à des hôtels 4* ou des grands centres de congrès. Mon amie esthéticienne me conseille d’opter pour des cosmétiques biologiques pour deux raisons : la première est qu’il n’y a quasiment aucune réaction allergique aux ingrédients naturels par les clients, la seconde est tout simplement qu’ils ne présentent pas de risques pour la santé.
Elle réussit à me convaincre que le « bio » est l’avenir de la cosmétologie et surtout m’explique les dangers
des produits chimiques présents dans les cosmétiques conventionnels.
Nous voici en quête d’un fournisseur français proposant une large gamme de soins pour le visage et pour le corps, et surtout qui soit sérieux. Je dis sérieux car dans le bio on voit du tout et du n’importe quoi.
Notre première étape est de contacter l’organisme de certification Ecocert afin d’obtenir la liste des fabricants certifiés et surveillés par eux.
Notre seconde étape est de rencontrer les laboratoires et bien sûr, de négocier notre collaboration. Finalement, nous fixons notre choix sur un laboratoire du sud de la France qui produit des
cosmétiques biologiques depuis plus de 30 ans et qui a été l’un des pionniers à faire certifier la totalité de sa production.
Comme nous souhaitons également proposer les cosmétiques à la vente, nous devons engager quelques négociations avec le laboratoire pour obtenir leur accord.
Le choix du nom
Toute société doit porter un nom. Or, ce qui semble tout à fait anodin est un fait un véritable casse-tête.
Après avoir mis sur la table des tas de noms qui nous convenaient, il a encore fallu en choisir un seul. Nous avions opté pour Ellit’Esthétisme.
Avant de mettre en place le logo, les plaquettes de présentation destinées aux hôtels, le catalogue des cosmétiques et autres documents promotionnels, je me rends à la Chambre de Commerce afin de vérifier la disponibilité du nom que nous avions choisi.
Après quelques recherches, je découvre que l’agence Elite ouvre un institut à Paris et qu’il vaut ne pas choisir un nom avec le terme « Ellit » (même si l’orthographe est différente).
Pour plus d’éclaircissement, je vous dirai que les noms des entreprises sont constamment surveillés par des avocats qui ont accès aux bases de données des Chambres de Commerce. Dès lors que votre société est immatriculée, ces avocats ont votre dossier entre les mains et si votre nom ressemble à celui de leur client, vous êtes certains d’aller au-devant d’ennuis juridiques qu’une jeune société doit absolument éviter.
Retour à la case départ, nous devons trouver un autre nom avant l’impression de nos documents.
La concrétisation : Déclaration de la société
Si mon amie esthéticienne m’a aidé à choisir notre fournisseur, c’est ma sœur qui m’aidera à choisir un expert comptable. Là aussi, il faut savoir reconnaître ses limites et je préfère laisser à un professionnel le soin de rédiger les statuts qui vont définir les parts de chaque associé, la durée de vie de la société, etc.
Mai 2006, les statuts sont déposés à la Chambre de Commerce qui les transmet au Greffe des Sociétés. Bien sûr tout ceci est payant et il faut prévoir plusieurs échanges un peu houleux avec les administrations qui ne donnent pas signe de vie, qui retournent le dossier dans son entier parce qu’elles ont changé leurs tarifs et qu’il suffisait de demander un nouveau chèque, qui envoient les pièces à votre expert comptable et pas à vous, etc.
Fin juin 2006, je reçois enfin le K-Bis (carte d’identité de la société portant le numéro de SIRET). Cette fois-
ci, la société existe bel et bien et ce papier est le résultat de plusieurs mois de travail. Une étape se termine, une autre commence.
Le K-Bis permet d’ouvrir un compte bancaire au nom de la société et de libérer le capital.
Ensuite, il permet de faire imprimer ses documents de communication car le numéro de SIRET doit y figurer.
Sur des documents officiels, comme les factures, un autre numéro doit obligatoirement figurer : le numéro de TVA. En principe, les impôts vous l’envoient dans les dix jours qui suivent la réception du K-Bis… sauf quand ils ont perdu votre dossier !
Pour une bonne campagne commerciale, il faut avoir de bons supports. Pour notre société, nous avions décidé deux supports : un site Internet et des documents « papier ».
Pour les hôtels : une partie de notre site Internet pour leur exposer nos prestations, une plaquette présentant la société et des cartes (comme celles d’un institut) décrivant les massages et les soins esthétiques que nous réalisons.
Pour les clients de notre boutique : un catalogue et une autre partie de notre site Internet pour proposer des fiches conseils rédigées par des esthéticiennes, et surtout une boutique pour la vente par correspondance de nos cosmétiques. Notre site Internet sera également un lien vivant pour répondre aux questions de nos visiteurs et les conseiller pour prendre soin de leur peau.
Là encore une fois, si l’on n’est ni maquettiste, ni expérimenté dans la conception artistique, il vaut mieux s’adresser à un professionnel car ces documents sont l’image de la société et le « bricolage » se verra toujours.
Pour réaliser nos prestations au sein des structures hôtelières nous devions recruter des professionnels sérieux et compétents : pour nos masseurs, nous n’avons pas hésité à faire appel à une grande école parisienne, pour nos esthéticiennes, nous les avons choisies selon leur expérience professionnelle et les avons envoyées en stage auprès des laboratoires (notre fournisseur) afin qu’elles connaissent à la perfection les cosmétiques et les procédures des soins.
La campagne commerciale et Marketing
Toute société a besoin de se faire connaître. Il existe deux forme de communication. La première est la B to B (business to business) c’est notre cas avec les hôtels par exemple. La seconde est la B to C (business to consumer) c’est notre cas avec notre boutique de cosmétiques pour les particuliers.
Tant que le site Internet n’est pas opérationnel à 100 %, nous décidons de mettre tous nos efforts envers
les structures hôtelières. Mailing, télémarketing, rencontres… tout est valable pour se faire connaître. Il ne faut pas hésiter à prendre son téléphone et à relancer toutes les structures démarchées par mailing. Il faut aussi se déplacer souvent, rencontrer les décideurs tout en sachant que la réponse ne sera jamais immédiate. La presse spécialisée est aussi un bon atout, mais les insertions publicitaires sont très coûteuses.
Une fois le site Internet opérationnel, nous travaillons sur son référencement avec des sites spécialisés (Google, Yahoo…), nous insistons également sur la publicité dans la presse écrite. Là aussi, le but n’est pas forcément de vendre, mais de se faire connaître.
Les projets, le fil directeur
Je dirais que, une fois l’entreprise créée, si l’on n’a pas de projets, on est voué à l’échec. Il faut aussi se dire que tout l’investissement tant personnel qu’humain est démesuré par rapport au résultat. Si on crée une entreprise pour devenir riche très vite, c’est un mauvais début. On donne beaucoup, on récolte peu mais il faut toujours aller de l’avant, sans jamais baisser les bras.
Notre premier projet est l’organisation de réunions « conférence – vente » sur Paris et sa région. « Conférence » pour informer et expliquer ce qu’est la cosmétologie et les différences entre les cosmétiques conventionnels et les cosmétiques biologiques. Une fois informé, chacun pourra choisir ses cosmétiques en toute connaissance de cause.
« Vente » parce qu’ainsi nous pourrons proposer à la vente nos cosmétiques sans intermédiaire.
Ces réunions pourront se tenir chez une hôtesse qui, en remerciement, pourra bénéficier de produits gratuits. Au cours de ces réunions, nous voudrions offrir aux participants qui le souhaiteraient, un diagnostic de peau gratuit et, bien entendu, des conseils personnalisés. Bien sûr, ce projet reste à peaufiner mais les grandes lignes sont déjà tracées.
Notre second projet, peut-être celui qui nous tient particulièrement à cœur est la participation au prochain salon Marjolaine qui se tiendra à Paris à la fin de cette année. Marjolaine est le rendez-vous Bio le plus important de l’année.
Organisation au quotidien
Je dirais qu’il faut perdre le moins de temps possible. Pour cela, il faut une bonne organisation. En ce qui me concerne, je travaille avec un planning journalier et je laisse toujours un peu de place pour les imprévus ; mes journées dépassent dix heures ; mes semaines sont de sept jours ; je n’envisage plus de vacances depuis plus d’un an !
Il est vrai qu’il faut aussi savoir mettre sa vie familiale au second plan sans pour autant l’oublier.
J’ai une chance inouïe car je travaille avec ma sœur, mon ami (lorsqu’il est présent) m’aide sur les traductions des documents commerciaux et toute ma famille me soutient. C’est vraiment ce qui est le plus important, je dirais même crucial, quand on crée une entreprise : être bien entouré et soutenu par ses proches.
Si la création d'entreprise vous tente...
A celles et ceux qui voudraient créer une entreprise, quelle qu’en soit l’activité, et qui hésitent, je dirais qu’il faut le faire.
Il faut le faire pour plusieurs raisons :
- la première c’est que l’on ne saura jamais si l’on est capable tant qu’on ne l’aura pas réalisé,
- la deuxième c’est que l’on risque de vivre une frustration professionnelle à se répéter tous les jours « je serais mieux à mon compte »,
- la troisième c’est que créer, c’est s’épanouir, se transformer, devenir un décideur et assumer ses décisions,
- la quatrième c’est que, même si ça ne marche pas, même si vous êtes obligés de reprendre un travail, votre futu
















