L’économie se conjugue au féminin.

Le futur serait-il un mot féminin ? Selon l’hebdomadaire britannique The Economist, l’économie mondiale ne serait pas seulement tirée par les nouveaux géants que sont la Chine, le Brésil ou l’Inde ou les nouvelles technologies mais par… les femmes qui représentent un réservoir très important, bien que sous-utilisé, de richesses et de compétences.

Si l’on additionne taux d’activité féminin et valeurs et richesses générées par le travail domestique et l’éducation des enfants (toujours à la charge des femmes et non pris en compte dans les statistiques officielles), l’on s’aperçoit que les femmes sont responsables de la moitié de la richesse mondiale produite !

Diverses études prouveraient que les filles apparaissent en effet comme un bien meilleur “ investissement ” que les garçons pour plusieurs raisons:

- elles réussissent mieux leurs études que leurs homologues masculins.

- elles s’insèrent parfaitement dans une économie en pleine mutation. La tertiarisation de l’économie (l’essor des services) a accentué la féminisation du marché du travail.

- ce sont de meilleures gestionnaires, réalisant des investissements souvent plus rentables que les hommes. Pêchant par excès de confiance, ces derniers préfèrent miser “ gros ” plutôt que “ petit et diversifié ”. En outre, une étude réalisée par le groupe Catalyst a ainsi montré que les entreprises ayant davantage de femmes dans leur top management étaient économiquement plus performantes.

- ce sont enfin des consommatrices incontournables qui, par leur pouvoir d’achat et leur statut de “ prescripteur ” familial, alimentent la demande et le circuit économique (80% des décisions d’achat seraient prises par les femmes).

Non seulement les femmes contribuent de façon essentielle à la croissance économique mondiale mais elles offrent des remèdes aux maux de nos sociétés : vieillissement des pays riches et pauvreté dans les pays en voie de développement.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il existe en effet une corrélation positive entre taux d’activité féminin et taux de fécondité. Dans les pays où le taux d’activité des femmes est élevé (65% aux Etats-Unis et plus de 70% en Suède), les taux de natalité sont plus forts que dans les pays où les femmes restent à la maison (57% au Japon et 45% en Italie) et où il existe peu de structures adéquates pour les femmes actives (crèches). Sans compter que les revenus générés par le travail des femmes aident à financer nos systèmes de sécurité sociale (retraites, chômage, etc…).

De même, dans les pays en voie de développement, l’éducation des filles s’avère le meilleur investissement possible. Selon un cercle vertueux, non seulement une femme éduquée produira, grâce à son travail, de la richesse mais elle élèvera des enfants qui seront à leur tour mieux éduqués, en meilleure santé et auxquels elles auront, selon les journalistes, inculqué très tôt la valeur de l’argent. L’éducation est un accélérateur incontestable de croissance.

Faire un meilleur usage des compétences des femmes n’est donc pas seulement une question de justice. “ It’s good for business too ” !


Source : Article rédigé par Women’s Forum.
Merci à Cybercat de nous avoir indiqué cet article.