24 septembre 2007
LE 27 SEPTEMBRE 2007...C'est JEUDI !!!
Vous avez un blog...ou vos ami(e)s en ont un !
Vous êtes femme au foyer
ou non...
Vous êtes inscrite ou non sur le forum...
Venez faire la fête
avec nous le 27 septembre à l'occasion des 2 ans du forum !
ici
http://femmeaufoyer.dynamicforum.net/portal.htm
Vous
pouvez nous aider à faire circuler l'info en insérant ce logo et en
faisant un copié/collé de cette annonce sur vos blogs !
Nous vous remercions chaleureusement ! 
21 septembre 2007
Reprendre le travail après un congé parental
Etre une femme qui travaille,
puis s'arrêter pour un temps plus ou moins long et devenir femme au
foyer puis reprendre ensuite son travail, ce n'est pas forcemment
évident.
Clemmaya vient de vivre l'expérience il y a peu, car elle a
repris le chemin du bureau le 6 septembre dernier...j'ai voulu savoir comment elle l'avait vécue.
Clemmaya tu as été Femme au Foyer pendant un certain temps
pendant ton congé maternité puis parental ainsi qu'une modératrice efficace sur notre
forum...Si je m'intéresse à toi aujourd'hui, c'est que tu viens de
reprendre le travail et je voulais savoir comment cela s'était passé.
Tu peux nous dire en quelques mots qui tu es ?
Jeune maman de 32 ans, mon fils va avoir 11 mois. Je suis mariée, je vis en banlieue parisienne et je travaille sur Paris.
Tu es restée combien de temps Femme au Foyer ?
Un peu plus d’1 an
Alors
tes premières impressions de reprise ? Est-ce qu'on t'attendait au
bureau ? Tu t'es tout de suite retrouvée dans le bain ou cela a-t'il
été difficile ?
Impressions mitigées mais plutôt positives.
Mon équipe m’attendait et savait quand je revenais donc j’étais attendue.
En
revanche, mes chefs n’ont pas trop eu le temps de s’occuper de moi. Ils
m’ont dit de prendre tranquillement mes marques et de revenir les voir
dans quelques semaines pour faire un point plus formel sur mes attentes. Je
les ai prévenus que désormais je partirais tôt le soir pour aller
chercher mon petit mais cela n’a pas posé de problème.
Je suis
revenue dans le bain en très peu de temps et c’est comme si je n’étais
partie que quelques semaines ! Tous les sujets auxquels je n’avais pas
pensé pendant des mois sont revenus d’un coup à ma mémoire et je ne me
sens pas du tout perdue.
Le plus dur, ce sont les transports en
commun !
Le RER aux heures de pointe est un endroit très désagréable
(et ça, je l’avais oublié) !!!
Et ton fils ? Comment a-t'il vécu ce changement ?
Plutôt
bien ! Il faut dire que ça faisait quelques temps que je le préparais en lui
disant que Maman allait retourner au travail mais qu’il resterait la
journée avec pleins d’enfants avec qui jouer.
Les premiers jours, il m’a fait la tête mais maintenant ça va bien, il est content d’aller chez son assistante maternelle.
Le
revers de la médaille, c’est qu’à peine chez elle depuis quelques jours, il
est tombé malade : virus + douleurs dentaires.Et ça risque d’être
comme ça souvent, il est en contact avec pleins d’enfants.
As-tu eu des difficultés pour trouver quelqu'un pour le garder ? Comment as-tu fait ton choix ?
J’ai
commencé à me renseigner en février. Ma mairie m’a conviée à une
réunion d’informations et m’a indiqué les différents modes de garde.
Bien
entendu, j’avais très peu de chance d’avoir une place en crèche (seuls
10% des enfants de ma ville ont la chance d’en avoir une).
J’ai
donc tout de suite commencé à appeler les assistantes maternelles (j’ai
pris la liste fournie par la mairie) et là, j’ai passé une trentaine de
coups de fil pour essayer de décrocher des rendez-vous. Au final, j’ai
rencontré 3 assistantes maternelles : 1 avec qui le courant n’est pas
du tout passé avec mon bébé, 1 qui fumait (et je ne souhaitais pas que
mon fils vive dans une atmosphère enfumée) et enfin, celle qui est
désormais la « nounou » de mon fils, une femme charmante avec qui j’ai
bien accroché tout de suite.
Elle est très douce, très posée, fait ce
métier depuis 10 ans et est pleine de bon sens !
Je n’ai pas eu
ma place en crèche (comme je m’en doutais) mais ce n’est pas grave
puisque j’ai trouvé quelqu'un en qui j’ai confiance !
Et le matin et
le soir ? Tu cours beaucoup ? Comment t'organises-tu ? Car tu as quand
même l'organisation de la maison à faire...Ton mari t'aide t'il ?
Oui, c’est la course perpétuelle, nous n’avons pas encore trouvé la bonne organisation !!!
Le matin, c’est mon mari qui emmène notre fils pour 9h et moi je le récupère à 18h.
Je
pars donc tôt pour le boulot, je vois peu bébé (une petite 1/2h maximum) et
le soir, je quitte le travail à 17h, je prends mon RER, je récupère ma
voiture et je fonce chez la nourrice. Je fais tout pour arriver à
l’heure, même si ce n’est pas toujours évident avec les transports en
commun, mais il n’y a pas de raison que je « profite » de la
gentillesse de mon assistante maternelle, elle a une vie privée et des
enfants dont elle a envie de profiter elle aussi.
Pour les courses, je les fais sur Internet le soir, je suis livrée le lendemain, ça m’évite une grosse corvée.
Pour
le ménage, on se pose sérieusement la question de comment on va arriver
à s’en sortir ! Mon mari est adorable, il est très présent pour le
petit, il fait son repassage mais malgré son aide et ma bonne volonté,
la maison a tout le temps l’air d’être un champ de bataille !!!
Donc on
pense sérieusement à demander l’aide d’une femme de ménage, reste plus
qu’à la trouver !!!
Quel est le statut que tu préfères ? FAF ou FQT ? Et pourquoi ? Quels sont les avantages et les inconvénients ?
Alors, j’aimerais un mix des 2 mais malheureusement ce n’est pas possible !!!!
En
étant FAF, j’ai adoré pouvoir profiter de mon fils, avoir le temps de
le regarder grandir, voir tous ses progrès ! Cela me permettait
également de faire tranquillement ma « popotte », de me balader avec
bébé et de ranger ma maison à mon rythme. En revanche, insidieusement,
je me suis petit à petit isolée et j’avais un peu perdue confiance en
moi (je me sentais « juste » une maman).
En étant FQT, je suis
indépendante financièrement et ça j’adore ! Je retrouve peu à peu ma
confiance en moi, je me sens plus femme qu’avant, je redeviens féminine
(je suis obligée de me rhabiller en tailleur et chaussures à talons,
chose que je ne faisais plus depuis des mois car je privilégiais le
confort avec bébé), je suis obligée de sortir tous les jours de chez
moi et le midi, je peux prendre le temps de penser un peu à moi (je me
balade dans Paris, je me fais un resto avec des copines, …). En
revanche, je cours beaucoup le matin et le soir,
je vois beaucoup moins mon fils
et ça c’est très dur !
Donc je pense que le mieux sera
d’alterner les 2 rôles ! Je me vois bien redevenir femme au foyer pour la
naissance du 2ème (on commence à y réfléchir) mais je retournerai de
toute façon travailler par la suite.
***
Merci à Clemmaya pour ce témoignage. Clemmaya n'a pas de blog, mais vous pouvez la retrouver ICI
16 septembre 2007
Vendre sur le web - Les risques du travail dissimulé
Pour
les métiers de la création comme les créateurs textiles dont je fais
partie, il est très facile d’être tenté de contourner la loi et se
lancer dans le travail au noir. On peut se dire : « les personnes qui
se font prendre, ce sont les autres ou les secteurs du bâtiment
»…attention, les inspecteurs guettent !
1ere idée : le travail dissimulé : on ne risque pas grand chose
Un
rapide coup de téléphone à votre Centre des Impôts et à l'Urssaff et
vous saurez tout. Sinon, les sites officiels sont très bien faits et
suffisamment explicites sur les risques encourus (voir ICI ) pour faire réfléchir.
Et cela fait mal...jusqu'à 45 000 euros d'amende et 3 ans de prison
pour une personne physique.
Il
est donc très facile de savoir si vous avez affaire à un travailleur au
noir : s'il n'a pas de SIRET/SIREN, s'il n’est inscrit nulle part, ni à
la Chambre du Commerce ni à la Chambre des Métiers, ni aux impôts, ni à
l'Urssaff, là vous pouvez commencer à vous poser des questions.
Lui
risque en tant que travailleur au noir. Vous vous risquez aussi en tant
que client. Cela fonctionne effectivement dans les 2 sens.
Le
formateur du stage obligatoire de gestion d'entreprise que j'ai passé à
la Chambre des Métiers nous avait également évoqué les risques
encourus. Quand vous avez dans votre boîte aux lettres, une pub pour
votre toiture à refaire ou votre cheminée à ramoner, s'il n'y a pas de
Siret en bas, fuyez. S'il travaille chez vous et qu'il se passe le
moindre souci, vous serez quitte pour tout refaire et non assuré en
plus.
2ème idée : j’ai le droit de vendre car j’ai déposé ma marque
Et
ce n'est pas non plus parce-que vous avez déposé une marque à l’INPI
que vous avez le droit de vendre ou que vous êtes une entreprise.
Une entreprise qui a un SIRET fournit des factures.
3ème idée : je vends sur le net car c’est grand et les inspecteurs ne me trouveront jamais
Par
définition, internet est vaste.
Vous vendez sur internet (blog, ebay ou
autres) et vous n'êtes pas déclaré. Dites-vous que si vous avez trouvé
facilement des clients grâce au web, vous trouverez aussi facilement
l'Ursaff et les impôts qui s'intéressent de plus en plus au commerce
illégal sur le net. Exemple d'un ebayeur condamné pour commerce
illégal.( voir ICI )
Il semblerait même que des agents de l'Etat se fassent passer pour client.
La jungle internet et les lois de la concurrence étant ce qu’elles sont, vous pouvez également vous faire dénoncer.
4ème idée : un particulier peut vendre jusqu’à 3000 euros de bénéfice par an sans rien déclarer
Le
vendeur alsacien avait un peu cherché les ennuis étant donné le nombre
important d'objets mis en vente. Erreur ! Bienvenue au pays du flou
juridique, qui comme tout flou juridique est à fuir pour se rendre dans
une case bien réglée pour être tranquille avec la loi.
Plusieurs
expert-comptables m’ont confirmé que lorsque la loi n'écrit pas un
nombre précis d'objets maximum, c'est au bon vouloir de l'agent face à
vous.
De même, les fameux 3000 euros/an autorisés à vendre
pour un particulier ne sont pas écrits. En toute théorie, vous vendez
votre voiture, et vous devez déclarer le montant que vous avez récupéré
sur votre déclaration!!!! 
Les critères sont très subjectifs et
chaque agent fait comme il le sent: l'un va dire qu'avec vos 3 ventes
par mois mais 1000 euros de rentrée, c'est du commerce, l'autre va dire
10 ventes par mois.
En gros, pour vider votre grenier de
choses qui ne vous servent plus et très variées, il n'y a pas trop de
soucis (sauf pour les quantités qui font penser à une activité de
brocanteur), mais quand bizarrement votre grenier est composé
uniquement de sacs ou de bijoux, et que vous vantez les mérites de
votre fabrication soignée et artisanale, vos comptes bancaires
deviennent des cibles pour les inspecteurs.
Disons qu'il y a une
petite tolérance pour les créateurs d'entreprise en phase de test du
marché. Comme disait le conseiller à la Chambre des Métiers : "Il faut
bien savoir si votre produit va plaire. Et pas seulement à papa, maman
et mamy". Mais attention, il faut pouvoir être en mesure de prouver que
vous êtes en création d'entreprise : justificatifs divers comme
inscription au stage obligatoire à la Chambre des métiers, inscription
à diverses formations pour entrepreneurs, RDV avec des conseillers
juridiques, expert comptables ou autres...et que vos ventes n'inondent
pas le marché et ne durent pas trop longtemps. Si vous répondez à ces
critères, il n'y a pas trop de raisons de s'inquiéter : de toutes
façons, ils savent que dans les semaines à venir, ils vont récupérer
beaucoup de taxes .
Dernier aspect du travail au noir et non des
moindres : en vendant vos créations moins chères que celles de
créateurs déclarés, vous dévalorisez le travail des professionnels.
Vous faites croire aux clients qu’un article créé en une journée, par
exemple, est rentable même vendu à peine quelques euros…la création,
c’est du temps, beaucoup de temps, donc de l’argent, et des charges.
Un grand merci à Céline pour cet article très instructif et tout le travail de recherches effectué.
Céline nous a promis d'autres articles sur le sujet...qui est vaste, compliqué et semé d'embûches !
Vous pouvez également retrouver plein d'informations sur le sujet dans un dossier préparé spécialement par BBK sur le forum ICI
14 septembre 2007
Rapport des Nations Unies
Grâce
à notre nouvelle capacité à mesurer la douleur du monde grâce à des
ordinateurs, les Nations Unies sont arrivées à cette conclusion : les
femmes effectuent 1/3 de tout le travail payé dans le monde, les 2/3 de
tout le travail, payé ou non, mais ne reçoivent que 10% des salaires
mondiaux et 1% de la propriété mondiale.
Pour ne pas être paralysée
par le gigantisme de ce rapport – et aussi pour vraiment s’énerver –
nous devrions considérer ces statistiques dans la vie quotidienne.
- L’eau transportée dans des tuyaux a une valeur économique. L’eau portée sur des têtes de femmes pendant des kilomètres n’en a aucune.
- Ce qu’achète une femme au foyer a de la valeur parce que ç’a été produit pour un salaire, mais les heures qu’elle passe à faire la queue et à faire les courses pour l’acheter (une journée entière pour acheter du gaz en Bolivie, plusieurs heures par jour pour de la nourriture en Russie, 8 heures d’achats hébdomadaires en Europe) n’ont aucune valeur.
- Toute nourriture emballée, en boîte et expédiée contribue au PIB/PNB – plus il y en a et plus elle est expédiée loin, plus de valeur elle a – mais de la nourriture que l’on fait pousser dans son jardin ou dans son champ ne compte pas.
- Une femme qui élève ses enfants est une femme qui « ne travaille pas » (ce qui explique que les allocations familiales, initialement conçues comme un revenu pour veuves avec enfants, soient données comme de la charité, alors que les allocations chômage qui ne requièrent rien ne le soient pas). Mais si cette femme mourait, les gens ou institutions à qui il appartiendrait d’élever ses enfants « travailleraient » et recevraient bien plus que des allocations familiales.
- Le ramassage de matériaux pour le feu – une occupation féminine majeure, que ce soit des herbes dans le veld africain ou des bouses de vaches dans des villages indiens – n’a aucune valeur dans le PIB/PNB, mais les mêmes produits vendus au marché seraient pris en compte.
- Les impôts et factures payées par un comptable ont une double vie économique ; une pour les transactions en elles-mêmes et une pour le travail de les payer, mais les factures payées par unE individu n’en ont qu’une.
- Donner du lait industriel à un bébé augmente le PIB/PNB – même s’il est moins nutritif et immunisant que le lait maternel et que le lait en poudre peut même être dangereux quand il est mélangé à de l’eau contaminée, sans même parler de la valeur contraceptive de l’allaitement pour la mère – mais l’allaitement qui est plus sain pour l’enfant et peut-être pour la mère n’a absolument aucune valeur. Le fait d’emmener son bébé malade chez le médecin enrichit le PIB/PNB, mais pas le fait d’avoir un enfant en bonne santé.
- Une femme qui s’occupe d’une personne âgée chez elle (ou homme qui fait ce travail « de femme ») n’est pas comptée dans le PIB/PNB, mais la même personne âgée serait génératrice d’emploi dans une maison de retraite.
- Les dons faites aux associations et œuvres de charité sont deductibles des impôts, mais pa le temps donné à ces mêmes associations. En 1980, le PIB n’a pas pris en compte $18 milliards d’heures de travail bénévoles effectuées par 52,7 millions de femmes. Est-il accidentel que la contribution préférée des hommes soit déductible et que la contribution féminine de temps ne le soit pas ?
-
On pourra attribuer la valeur des actes non-monétaires d’un «
producteur primaire » (la version agricole de « chef de famille ») au
PIB/PNB (l’estimation de la valeur du nombres d’animaux abattus pour
nourrir la famille par exemple), alors que la valeur des actes de sa
femme, le « producteur secondaire » (faire pousser des tomates) ne le
sera pas. En fait, une femme pourra faire pousser des fruits et
légumes, cuisiner, faire des conserves, porter de l’eau, ramasser du
bois, faire des pots et tresser des paniers, réparer sa maison, élever
des animaux domestiques, tisser, coudre des vêtements, s’occuper des
malades et enterrer les morts – sans même parler de concevoir et
d’élever la génération suivante de travailleurs – sans qu’on la
considère jamais « productive ».
Steinem, Gloria (1994) Moving Beyond Words: Age, Rage, Sex, Power, Money, Muscles: Breaking the Boundaries of Gender, Simon & Schuster, New York, 319 p.
Texte emprunté au blog de alienorhuman
"Féminisme, 2ème et 3ème vague"
07 septembre 2007
La lessive dans l'art
Après le repassage, voici la lessive, dans cette petite chronique
ménagère et picturale à laquelle je me livre avec un vrai plaisir de
FAF.
Je prends les choses à l’envers, puisque nous repassons le linge après
l’avoir lavé, mais comme ces tâches ménagères s’enchainent dans un
cycle perpétuel, on lave aussi après avoir repassé .
L’été dernier j’avais déjà évoqué l’histoire de la lessive ( taper le mot lessive dans le moteur de recherche), et je complète aujourd’hui mon petit article par quelques tableaux s’ajoutant à ceux de Renoir, Corot, Bouguereau, Valotton …
Je reprends le tableau d’Honoré Daumier qui est mon préféré :

Daumier , La Blanchisseuse, vers 1860, musée d’Orsay
On
voit là une maman remontant du bateau lavoir avec son lourd fardeau de
linge, elle tient son enfant par la main, et la petite fille porte le
battoir.
Le revoici, ce battoir
, instrument qui donne une bonne claque aux mauvaises taches !
Dans
ce tableau, on distingue derrière la jupe de la blanchisseuse les tons
verts de la rivière, où stationne le bateau-lavoir, ce lieu de dur
labeur mais aussi de convivialité, et bavardages animés.
La silhouette massive de cette femme solide , qui exerce un métier de
force, se détache sur les murs blancs de la ville, blancheur lumineuse,
aspiration et même sacerdoce de la blanchisseuse.
Pierre Bonnard a peint aussi une blanchisseuse, mais à l’opposé de Daumier, il la représente menue, trottant trotte-menue dans la rue du village avec son panier. Il découpe sa silhouette comme une ombre chinoise, petite femme humble ayant exécuté la rituelle lessive.

Bonnard, Clark Intitute, Williamstown
Jean-François Millet représente le moment de la “coulée “. Le linge est mis à bouillir dans la cuve, une couche de paille le recouvre, par dessus une couche de cendres, de chène de préférence, et la blanchisseuse fait couler sur le tout, l’eau qui véhicule au centre du linge, les agents lessivants de la cendre. C’est un circuit fermé, l’eau est récupérée en bas de la cuve et reversée sur le dessus. Ma grand-mère a connu cette technique et me l’avait racontée, on n’imagine pas aujourd’hui blanchir notre linge avec des cendres !

Millet La lessive, musée du Louvre
En dehors de la grande lessive, on pouvait laver son petit linge dans une cuvette, tout comme nous le faisons aujourd’hui.

Jean-Baptiste Greuze, musée Paul Getty , Los Angeles
Emile Zola, dans l’Assommoir, décrit de façon magistrale la grande ” buée “, quand les femmes battent et font bouillir le linge à la buanderie, ces pièces où il régnait une chaleur humide particulièrement oppressante. C’est là que Gervaise se livra à une mémorable bagarre entre lavandières, et où le battoir fouettait alors des derrières roses et dodus !
Fragonard a peint à sa manière cette buée.

Jean Honoré Fragonard, Les Blanchisseuses, 1756, The Saint Art Museum, Saint Louis
Si l’atmosphère suffocante de vapeurs savonneuses échauffent les esprits jusqu’à la bataille en règle chez Zola, au contraire, selon Fragonard, elle excite les sens et invite à l’érotisme. On se caline dans les parfums mélés de feu de bois et de lessive.
Je ne montre pas à nouveau le tableau de Chardin ” La lessive ” , que j’avais évoqué à propos des bulles de savon.
Pour clore mon sujet, je propose un haïku ménager amusant de Béatrice Fontanel :
"La petite jouissance
De la mère de famille
Lorsqu’elle fourre le linge
De tous dans le trou
De la machine à laver
Copulation électroménagère."
Un grand merci à Grillondufoyer pour cet article.
03 septembre 2007
Là-haut sur la montagne…y avait une femme au foyer !
Là-haut sur la montagne…y avait une faf !
A
chacun son Everest, le mien s’appelle la Dent d’Oche (2222 m), pas très
haut mais il faut bien commencer. La dent d’Oche, premier sommet depuis
le lac Léman, sorte de phare pour les Chablaisiens
. Depuis 2 ans que j’habite en Haute Savoie j’ai envie de monter là-haut voir le paysage.
Lever à l’heure où le soleil apparaît (où déjà Ch’tricote ?), en montagne il fait rapidement chaud
.
Préparation du sac à dos avec quelques fruits, barres de céréales et de l’eau de Thonon bien sûr
.
Mes jolies chaussures Prada, non vieux caravanier
Nous laissons la voiture à Bernex, petit village à 1500 m et là en bonne parisienne j'ai choisi
Après une heure de marche, escale technique
et
Au détour d’un sentier rencontre avec les habitants de ces lieux
et 
et des fleurs partout 

Après 2 heures de marche et 700m de dénivelé, le sommet et un gros nuage
pas de vue mais un nain
ils sont farceurs ces savoyards !
Faudra
que j'y retourne pour avoir la vue sur le lac Léman et le Mont Blanc www.valaispano.ch/dentdoche/dentdoche.html
Décidément la montagne ça me gagne !
Merci à ma copine Jolie qui n'a pas de blog mais que vous pouvez croiser sur le forum pour cette sympatique ballade !



