Blog du réseau femme au foyer

Ce blog est écrit pour et par les femmes au foyer. Une mine d'infos pour améliorer, enrichir notre quotidien.

29 septembre 2008

Lady Snowblood

TITRE : Lady Snowblood (volume 1) - Vengeance sanglante
AUTEURS : Kazuo Koike (scénario) et Kazuo Kamimura (illustrations)
TRADUIT PAR : Sylvain samson
GENRE : seinen
EDITIONS : Sensei
DATE D'EDITION : paru pour la première fois en 1972 dans Playboy; 2007
NOMBRE DE PAGES : 514
PRIX : 12E50

Synopsis de Bedeo.fr

Sayo, condamnée à la prison à vie, pour avoir tué l'assassin de son mari et de son fils, ne vit plus que pour une chose : donner naissance à l'instrument de sa vengeance. Elle décède malheureusement en couches en donnant le jour à une fille, Yuki, qui, suivant sa destinée, deviendra la redoutable Lady Snowblood, aux charmes aussi affûtés que le sabre !

Le manga culte qui a inspiré "Kill Bill" !

HISTOIRE DÉTAILLÉE ET AVIS

Yuki est une enfant née en prison. Sa mère a été condamnée à vie pour meurtre. Ce que nul ne sait, jusqu'à la naissance de celle destinée à assouvir sa vengeance, c'est que l'homme qu'elle a tué est un de ceux qui l'ont violée plusieurs jours durant, devant son fils (jeune enfant qu'ils ont tué après avoir conclu qu'il était trop bruyant). Auparavant le mari d'Osayo Kashima, la mère de Yuki, avait été assassiné par ces mêmes 4 "personnes", qui avaient fait répandre la rumeur selon laquelle cet homme, qui serait envoyé par le gouvernement, venait chercher des bras pour faire la guerre. On reconnaitrait les recruteurs par leurs habits blancs, et pour son malheur le mari d'Osayo portait souvent des habits de cette couleur...
En réalité, ce groupe se remplissait les poches en faisant payer aux villageois une grosse somme, en échange de laquelle ils étaient exemptés de participer à la guerre.
C'est ainsi que cet épisode épouvantable eut lieu, et Osayo, ne pouvant sortir vivante de prison, séduisit tous les hommes qu'elle pouvait pour devenir enceinte, afin de léguer à son enfant un bien étrange testament : tuer les trois autres coupables de l'anéantissement de sa famille.

Ce manga n'est pas à mettre entre toutes les mains ; non pas simplement en raison de son caractère fortement érotique, mais surtout pour son histoire, aussi simple que violente. En effet, le scénario- extrêmement soigné- ne se veut en rien alambiqué. Yuki a une vengeance à assouvir et elle s'y emploie implacablement. Toute l'histoire est centrée sur ce personnage, double de sa mère, plus fort que les hommes.

Si Tarantino s'est en partie inspiré de ce manga, Kill Bill est loin derrière l'excellence de l'oeuvre de Koike.
Dans le manga tout comme dans les films, le sang gicle des corps avec abondance, mais les scènes sanglantes ne sont pas aussi nombreuses dans la bande dessinée.

La préface de Jean-Pierre Dionnet a un certain intérêt (j'y ai appris notamment que les scénaristes de manga étaient bien mieux considérés que les dessinateurs) mais elle ne présente pas assez bien l'œuvre magistrale qu'elle introduit.

L'Histoire est fortement présente dans ce manga, ce qui est génial pour ceux passionnés comme moi par la culture japonaise. Nous sommes en 72, l'ère Meiji est sur le point de naître...J'ai appris des choses incroyables sur le Japon de cette époque. Le pouvoir examinait très sérieusement d'abandonner le japonais au profit de la langue anglaise et "sur la question du perfectionnement de la race, le gouvernement était même allé jusqu'à interroger Herbert Spencer, qui faisait alors autorité dans le domaine des théories de l'évolution, sur les effets de la mixité raciale (envisagée, car une partie des Japonais se jugeaient inférieurs aux occidentaux !). Selon lui l'union entre deux personnes de race complètement différentes engendrait une récession héréditaire. Il prédisait ainsi l'extinction prochaine de la race japonaise. Ses conclusions mirent un terme à cette conception." (p.241).
...

Les dessins tout comme le scénario sont admirables de bout en bout. Les scènes de violence et de sexe sont présentées sans une once de vulgarité. Surtout, l''héroïne est exceptionnelle, fière sans jamais être arrogante, ralliant peu à peu notre sympathie malgré ses talents de tueuse à gage et d'espionne.

Un chef d'œuvre;-) (oui, ça m'a plu !)

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Merci à Gabrielle pour cette découverte (que je vais certainement aller découvrir ! pas vous ?)

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27 septembre 2008

Femmes en résistance !

Une sixième édition contre l'effacement des femmes !

Pour sa sixième édition, le festival de films documentaires femmes en résistance se tiendra les 27 et 28 septembre prochain au centre Jean Vilar d'Arcueil (94).

Le thème de cette année : "Comment les femmes parviennent à résister à leur double effacement, celui qui leur recommande de ne pas se faire entendre trop fort, et celui de la mémoire de l'humanité, qui a trop souvent oublié de conserver les traces de notre passage !"

Le festival débutera le samedi 27 septembre à 13h, et vous pouvez dès maintenant consulter le programme sur le site  :

http://www.resistancesdefemmes.org

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Lutte contre le cancer du sein

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Évènement Mois du Cancer du Sein 2008

Un grand lâcher de ballons pour soutenir la lutte contre le cancer du sein et sensibiliser sur l'importance du dépistage précoce !
S’inscrire et recevoir par mail l’adresse exacte du rendez-vous et un plan d'accès  :
mob@cancerdusein.orgCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  

mob1
(1 seule condition s’engager à venir !)

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Faites circuler l'info sur vos blogs !

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23 septembre 2008

C'est vendredi !!!

N'oubliez pas de venir faire la fête avec nous !!

Particulièrement à 10 heures précises et à 22 heures précises.

Nous vous attendons...femme au foyer ou sympathisants, vous êtes les bienvenus !

annivforumblog

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22 septembre 2008

Mère de famille et créatrice d’entreprise : le grand écart ?

Corinne de "Tout pour elles" a écrit un article très intéressant sur ces femmes qui ont leur bureau et/ou atelier à la maison.

Travailler chez soi lorsqu’on a des enfants ne relève pas forcément de la mission impossible. Il suffit de bien s’organiser et de se montrer ferme sur sa disponibilité. Plus facile à dire qu’à faire…

http://www.lentreprise.com/2/3/article/15999.html

Lire également ses billets :

http://www.toutpourelles.fr/index.php?2008/08/19/252-jeu-le-travail-et-vous-3

http://www.toutpourelles.fr/index.php?2008/09/03/257-jeu-le-travail-independant-et-vous-3-les-resultats

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19 septembre 2008

Un Monde de Papier - Isabelle de Borchgrave

Mplr la fondatrice de femmaufoyer.net me l'a demandée...je ne pouvais pas lui dire non...

Alors voici une nouvelle rubrique "FAF et le net"...une rubrique qui serait un espace à partager avec vous...où je noterais les liens qui me semblent intéressants, beaux, amusants au fil de mes "papillonnages" sur le net...qui parlent ou non des femmes au foyer...mais qui font aussi notre quotidien virtuel.

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Je suis tombée par hasard sur cette couverture de livre......et l'ancienne Garderobiere de cinéma a de suite réagit !

Le livre...est encore à paraitre et sans doute un peu cher (65 €)...mais à se faire offrir pour Noël ou un anniversaire.

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Le site

Quel talent ! Même si je m'imagine bien qu'il y a toute une équipe avec elle.

Et pour nous donner encore plus de complexes...sachez que la dame ne fait pas que cela, allez voir ICI

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Photo Andreas von Einsiedel


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12 septembre 2008

L'enfermement - témoignage

AnneL. n'est pas restée indifférente à l'article publié sur l'enfermement des femmes au foyer.

Malgré quelques hésitations, elle s'est lancée et nous livre un témoignage juste et très personnel.

Si vous aussi, vous souhaitez exprimer votre ressenti sur ce sujet, n'hésitez pas à prendre contact avec MPLR pour proposer votre texte. Pas la peine d'être experte en français, ce sont les émotions qui priment.

AnneL. nous te remercions pour ton témoignage.

Le message sur l'enfermement m'a vraiment secouée, j'y ai reconnu le "moi d'avant"...  j'ai eu envie de témoigner à mon tour, afin de montrer à celles qui ne vont pas trop bien le "moi d'après".

J'ai une trentaine d'années, deux enfants de 2 et 4 ans.

J'ai arrêté de bosser dès le premier. J'ai allaité chacun de mes enfants pendant un an et n'ai (presque) jamais donné de petits pots tout faits. Je les emmène au parc tout les jours et à la bibliothèque une fois par semaine. Je suis très attentive et à leur écoute.
Ceci ressemble bien au portrait d'une mère parfaite non ?

Mais !
Vous voyez les grands décors avec un trou pour glisser la tête dedans et se faire prendre en photo : un jour j'ai senti le trou devenir un peu trop étroit et j'ai commencé à regarder derrière le décor. Je me suis rendue compte qu'il n'y avait plus grand chose... j'ai pris peur et je me suis retrouvée complètement perdue...


D'abord il se passe beaucoup de temps avant de réaliser qu'on va mal ; puis encore du temps pour réaliser pourquoi on va mal. Ben oui, on peut pas aller mal, bien que l'on ait les enfants-amours dont on rêvait, le petit mari chéri qui va avec... la photo est parfaite mais c'est pas ça...


Il y a l'entourage : la copine sans enfant se marre bien en disant : "-hé, c'est toi qui voulait tout ça hein !" ou "-bah alors? c'est plus tout rose ? "
. Celle avec enfants, qui bosse, nous envie tellement le temps passé avec nos petits, le calme (!?) de nos journées, "-oh, je voudrais tellement passer plus de temps avec mes enfants, tu as tellement de chance, mais bon moi c'est pas possible tu comprends mon job/mon emprunt/mon mari, etc..."
"-Ah ben si, c'est possible cocotte, tu fais comme moi tu lâches tout, tu divises ton budget par deux, tu oublies le shopping, le coiffeur,... (de toutes façons t'auras plus le temps !) et bien sûr tu n'achèteras jamais d'appart, proprio faut oublier !


J'ai compris qu'il fallait que quelque chose change quand je me suis surprise à être méchante avec mes enfants, je me vengeais sur eux de mes frustrations et de mon mal-être... pas beaucoup, juste suffisamment pour ne plus du tout coller à mon image de super maman. Il y a aussi le jour où j'ai répondu à quelqu'un qui m'annonçait, tout heureux, la naissance de jumeaux : "des jumeaux, oh l'horreur, la pauvre!" J'étais devenue aigrie et malheureuse.
C'est très difficile de s'avouer qu'on s'est planté, que la réalité ne correspond pas au rêve... et puis on réalise doucement que non, on ne s'est pas planté ! Parce qu'il n'y a pas de mère parfaite, comblée et épanouie comme on se l'imaginait. On est juste comme les autres ! Mais comme on pense être la seule, on continue, on s'accroche, on suit notre modèle idéal qui n'existe pas, on s'enferme et on s'efface.


Alors on entame la seconde phase avec un nouveau credo: je ne suis pas parfaite et d'ailleurs personne ne l'est ! On remonte à la surface.

Maintenant je considère que j'ai un travail: mère au foyer, c'est donc un job, il me plaît, il est très difficile et demande d'être très investie, j'ai des patrons très exigeants, je dois être dispo jour et nuit ; j'ai un employeur, je touche indirectement un salaire et en plus il a un droit de regard sur mes dépenses...

Mais comme pour n'importe quel job, quand j'en ai marre je le dis ! Qui a déjà eu mauvaise conscience de critiquer son boulot "parce que bon quand même c'est eux qui te versent ton salaire et qu'il y en a plein qui voudrait le même...", hein ? Personne ! Alors moi aussi je me lâche de temps en temps et ça fait beaucoup de bien. C'est même libérateur !

Parfois je m'autorise même une prime : un congé maladie, une assistante, un dîner en amoureux, des vacances (ok juste un week end...)
Mais surtout je mets des limites : Attention au risque de mère au foyer qui pète un câble ! Ralentir, ne pas écraser, ne pas stationner là, Faites le vous aussi !

Je suis Mère au Foyer, et pas corvéable à merci...  petit peuple de ma maison, vous me devez une immense reconnaissance (et admiration aussi !)


Pour moi c'est la troisième phase : je ne suis pas parfaite et personne ne me demandait de l'être (sauf moi!)

La preuve: personne ne se plaint, la terre tourne toujours, ils sont tous très fiers de moi... mince si j'avais su que "j'avais le droit" je serai sortie plus tôt...

Je retrouve mon "vrai moi", je ne vole plus des moments pour moi, je les prends...


Attention c'est toujours aussi dur, mais je ne culpabilise plus de ne pas aimer ce job à chaque minute, je laisse les autres prendre une partie de mon fardeau, je me réserve bien sûr tout les bons côtés et je partage avec ma famille des moments en or ...
La vie est belle... (et les enfants grandissent !) et j'en profite chaque jour un peu plus !


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11 septembre 2008

Inscrivez-vous !

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Certaines animations commenceront dans les quelques jours à venir.

Donc pour ne rien rater, celles qui ne sont pas inscrites : go ! go ! go !!!! (comme on dit chez nous sur femmaufoyer.net !!!) Cliquez !

bisous5a45xl7

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08 septembre 2008

Mylène Farmer

Contrairement à ce que je pensais, c'est bien Laurent Boutonnat qui a signé la musique. Cela m'étonnait, car elle est assez moderne et percutante, tout en ne respectant pas à la lettre l'univers farmerien (la musique étant moins classique, plus "boum boum", avec un refrain inexistant ou alors omniprésent- au choix).

D'habitude (cela se vérifie pour presque toutes les chansons de Mylène), on découvre des paroles très importantes, se retrouvant sur plusieurs couplets et un refrain (plus un pont parfois, comme ici). Le refrain est le coeur de la chanson (Mylène le répète à l'envie, surtout à la fin du morceau). Dans "Dégénération" (on note un manque d'originalité rien que dans le titre, un jeu de mots qui fait écho à "Désenchantée" : "génération désenchantée"..."rien ne va" mieux, donc...), le refrain se compose de paroles qui sonnent très bien ,mais qui ne sont que des mots connus pour un(e) (ex-) fan de Mylène. A croire que le vocabulaire de Mylène Gautier doit être révisé. D'accord, on emploie peu tous ces mots... Ces mots qui sonnent sont martelés et puis basta, c'est ça le refrain...Quant au petit couplet... je n'ose pas en parler. Si : "sexy coma, sexy trauma...". Ridicule de la part d'une personne capable d'écrire "Désenchantée" ou autre "Je te rends ton Amour". Comme c'est la même qui a écrit les paroles du deuxième album d'Alizée et de "Avant que l'Ombre...", on ne peut pas être étonné non plus.Des paroles pauvres, une musique pauvre... Heureusement le chant et le rythme, ainsi qu'une bonne mélodie, sauvent de la noyade artistique cette chanson.

Bref, un bon titre, à la fois consternant et séduisant... Puisque c'est le premier single, on peut craindre le pire pour les autres titres, qui logiquement* devraient être moins accrocheurs...En tout cas, c'est mieux que "Fuck them all" (c'est déjà ça).

*sachant que Mylène est "sans logique" (elle l'a déjà prouvé plusieurs fois)...

La pochette rappelle celle dessinée pour le single "L'histoire d'une fée, c'est...". Là encore, on reprise une vieille chaussette datant de plusieurs années pour en faire une nouvelle...J'espère que Mylène nous montrera autre chose que ses fesses, au demeurant très jolies, dans son clip (qui promet d'être ridi...euh, décalé si j'en crois les rumeurs).

Image

ECOUTER LA CHANSON : http://www.jiwa.fr/

Si vous voulez rigoler un peu, allez chercher n'importe quel titre de l'album Innamoramento sur le net, lisez les paroles, puis lisez celle du nouveau single. Dégénération ? C'est bien choisi, puisque c'est le synonyme vieilli de "dégénérescence" ( dégénération mentale de la part de Mylène Farmer, il y a bien...) :

Sexy coma
Sexy trauma
Sexy coma
Sexy trauma

Coma des sexes, des styxs, d'estatique
Coma des sexes, des styxs, extatique
Coma des sexes, des styxs, d'ésta-ta-tique
Coma des sexes, des styxs, esthétiques

Ou
Dégénération
Où, où est, où, où est, où, où est
Ma génération ?

Sexy coma
Sexy trauma
Sexy coma
Sexy trauma

J'suis dans mon lit faut qu'ça bouge
J'sais pas moi, il faut qu'ça bouge
Ce coma là, il faut que ça bouge
J'sais pas moi, il faut qu'ça bouge, faut qu'ça bouge

Sexy coma
Sexy trauma
Sexy coma
Sexy trauma
Sexy, sexy, sexy

Ou
Dégénération
Où, où est, où, où est, où, où est
Ma génération ?

Co-Coma des sexes, des styxs, d'éstatique
Coma des sexes, des styxs, extatique
Coma des sexes, des styxs, d'ésta-ta-tique
Coma des sexes, des styxs, esthétiques

Merci à Sweet pour cet article.

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02 septembre 2008

Les cycles de l'identité

fileUn livre qui traverse avec moi mes dé-ménagements
l'Analyse Transactionnelle m'a aidée à un moment critique, me suis plongée après cette période encore plus loin dans quantités de références-lecture, puis ...je m'en approprie encore des outils ...tous les jours...
avant de nos vies de femme, toutes été des petits enfants..... 

Merci Encoredelasoupe



Mot de l'éditeur
Que signifie " être un adulte " ? De quoi les hommes ont-ils vraiment besoin ? Quels sont les pouvoirs qui leur sont nécessaires ? Voilà les questions que s'est posé l'auteur. Et la recherche qu'elle a menée pour y répondre, tout au long de ses années de pratique comme psychothérapeute, nous est livrée dans ce livre. Pamela Levin expose le cheminement que suit tout être humain dans la mise en œuvre des pouvoirs qui lui permettent de bâtir son identité : faire, penser, exister, se régénérer, s'identifier, réussir, s'adapter. Notre vie passe par une succession cyclique d'étapes qui se répètent tout au long de notre existence et correspondent à l'acquisition de nouvelles compétences. Le parcours de ces étapes est plus ou moins harmonieux. Certains les sabotent inconsciemment. D'autres s'arrêtent en route. Il est cependant possible de revivre les obstacles qui avaient freiné l'accomplissement d'un cycle pour les dépasser et grandir. Cet ouvrage chaleureux, riche en réflexion sur la personne humaine et assorti d'exercices de développement, permet de prendre conscience du déroulé des phases de notre existence et de nous diriger dans la vie avec plus de sûreté et de vitalité.


« Chacun de nous possède une "horloge" de développement qui nous fournit le plan de base de notre existence. Les étapes du cycle marquent les différentes phases de notre vie tout comme les heures d'une pendule indiquent les divisions de la journée. Le cycle de vie, depuis la naissance jusqu'à dix neuf ans se renouvelle dans un ordre immuable, mais de durée variable. »

Les six étapes fondamentales de Pamela Levin.

Le pouvoir d'Exister : de la naissance à six mois.

La tâche du nourrisson consiste à exister. Son travail se résume à toucher et accepter les soins qu'on lui donne. S'occuper de lui avec tendresse, le toucher, le tenir, le laver, le nourrir, le dorloter, lui parler, le prendre dans les bras, fortifie le pouvoir d'être. Lui offrir attention, amour, crée un sentiment de confiance. Les contacts tendres, sécurisants, gais, sensuels déclenchent la première prise de conscience de son existence ainsi que les liens émotionnels qu'il tisse avec autrui. Ses cris, ses pleurs nous font savoir qu'il a besoin de quelque chose, de réponses immédiates, de protection.


Pendant cette période, le bébé est en symbiose, il ne fait pas la différence entre ce qui est à lui ou à maman.

Dans cette étape, phase de sensations, le bébé vers les six mois, est dans le stade du miroir.

En psychanalyse (Freud), c'est l'oral primitif et en analyse transactionnelle (Berne), l'attachement.

Le pouvoir de Faire : de six à dix huit mois.

La tâche essentielle du bébé plus âgé est de faire. Il doit explorer avec ses sens le monde qui l'entoure. A cette époque, il teste l'attachement, a besoin de partir et de revenir ; il suit ses impulsions, s'oppose à sa mère, a envie de prendre, d'avoir sa place : c'est l'étape de l'individuation. Il est capable de prendre des initiatives : s'asseoir, ramper, marcher, parler. Pour tirer profil de cette phase, il explore l'environnement, libre de circuler à travers le monde, de satisfaire sa curiosité et son appétit sensoriel grandissant (incorporation des objets). Il développe aussi le sixième sens, la sensibilité kinesthésique, qui lui permet de bouger, de ressentir ses mouvements, d'établir le contact avec le sol, de sentir la terre.

A cet âge, c'est le stade du langage. Il y a pathologie, si au delà de deux ans, l'enfant ne parle pas. Le nourrisson, avant d'acquérir une pensée logique et conceptuelle, a besoin et profite de toute la richesse sensorielle.

En psychanalyse, c'est analogue à l'oral exploratoire et en analyse transactionnelle, à l'attachement.

Le pouvoir de Penser : de dix huit mois à trois ans.

Chez les touts petits, la tâche principale est d'apprendre à penser. Ils doivent affiner leur individualité en se confrontant et en se heurtant aux autres. C'est à ce moment que se met en place un nouvel État du Moi, débordant d'énergie.
L'enfant expérimente l'expérience : il est capable d'établir le lien entre la cloque qui se forme sur le doigt, le mot chaud et le brûleur de la cuisinière.
C'est l'époque des exigences, des crises de rage, du "non", il affirme sa séparation. Il passe par une phase oscillée entre la soumission et la rébellion, qui s'accompagne de sentiments de colère (période des larmes). C'est une colère dite colère de séparation permettant de briser la relation de dépendance. Il faut la différencier de la colère née de désirs insatisfaits (le bébé qui pleure de faim devient furieux si on ne le nourrit pas) et de la colère paranoïde qui sert à masquer la peur (nous avons besoin de nous sentir en sécurité).
Il affirme son indépendance : il acquiert des gestes qui lui donnent la liberté de faire et créent un sentiment d'autonomie (il lâche la main de maman). C'est la période des pourquoi permettant de traduire la réalité et la formulation de questions concernant le temps.
Il découvre ses limites, c'est à dire des expériences qui déterminent les frontières du comportement acceptable et de la sécurité : l'indépendance constitue une menace, une victoire ou quelque chose à mi-chemin entre les deux.


Il développe sa capacité de penser en découvrant qu'il peut être indépendant tout en conservant l'amour des autres. Pour l'entourage, c'est une période très fatigante.

En psychanalyse cela correspond au stade anal et en analyse transactionnelle, à la séparation.

Le pouvoir d'identification de trois à six ans.

L'essentiel du travail de l'enfant d'âge scolaire est de découvrir son identité. Il a pour tâche d'affirmer qui il est au sein d'un réseau de relations sociales. Il a besoin de chercher et de découvrir qui il est : "qui suis-je" (fille ou garçon). C'est la phase d'identification dans laquelle il teste son pouvoir, il grappille quelques minutes sur l'heure accordée (ex : voir un copain, à quelle heure est le goûter).
Il découvre les conséquences de ses actes, de son comportement : il vérifie si les interdits sont accordés, par exemple, en présence de grand-mère qui lui rend visite.
Il est vraiment séparé de sa mère, n'est pas obligé d'être malade, triste pour qu'elle s'occupe de lui.
Il apprend à créer sa propre version du monde, en manipulant ses parents, en observant l'influence qu'il exerce sur eux, en particulier lorsqu'il incorpore une troisième personne dans son jeu.
Il vérifie ce qu'est la réalité, distingue l'imaginaire du réel. Il faut adapter l'éducation à l'enfant qui, entre quatre et sept ans, a un besoin important de jouer.


En fin d'étape, l'enfant met en place un scénario que l'on retrouve tout au long de son vécu. Le scénario est l'attitude que l'on prend pour échapper à une situation, d'un milieu qui nous dérange (quelqu'un sonne : "excusez-moi, je suis occupé" ou au téléphone : "excusez-moi, j'ai quelqu'un à la porte).

En psychanalyse, c'est le stade génital, phallique et en analyse transactionnelle, l'autonomie.

Le pouvoir de réussir, de six à douze ans.

L'enfant a pour tâche d'acquérir des compétences. Il doit développer de nouvelles aptitudes et élaborer son propre système de valeurs pour survivre de manière autonome.
Il expérimente son savoir personnel en commettant des erreurs pour découvrir comment les choses fonctionnent.
Il discute, conteste et exprime son désaccord pour s'emparer d'une partie des valeurs d'autrui pour les faire siennes. Il renforce sa propre dynamique.
Il s'intéresse à la sexualité, apprend les normes, les lois du monde dans lequel il est. Pour les parents, c'est un temps de repos. Le pouvoir de réussir se développe dans la famille et dans la culture.
Le comportement d'exclusion (inciter les autres à créer des structures et en même temps, nous protéger contre elles) est essentiel à l'élaboration d'une structure.

En psychanalyse, c'est l'étape de latence et en analyse transactionnelle, la décision.

Le pouvoir de régénération de treize à plus ou moins dix neuf ans.

La tâche essentielle des adolescents est de donner une unité à sa personnalité.
Il doit vivre en tant qu'individu doté d'une sexualité et se développer comme quelqu'un ayant une vie sexuelle réelle. Pour l'adolescent, c'est bien de prendre place parmi les adultes. Il va où il veut et fait ce qu'il veut.
Il possède déjà tous les éléments de sa personnalité, retourne en arrière et bénéficie d'une nouvelle occasion de développer les étapes antérieures qu'il retraverse brièvement.
Il ressent le besoin d'unifier sa personnalité : c'est l'étape de l'unification. Grâce aux tâches qu'il réalise dans cette phase d'automatismes, il subit une réforme morale totale.
Il dépasse la relation qu'il a avec ses parents, crée son propre système de soutien indépendant qu'il affirme (avoir une profession, envie de fonder une famille et assumer des responsabilités sociales): c'est l'étape de l'humanisation.
D'après la culture sociale et religieuse qu'on lui a inculqué, il développe sa philosophie personnelle.
En psychanalyse c'est la puberté et en analyse transactionnelle, la socialisation.


Grâce à ce cycle complet de la vie , nous pouvons nous développer harmonieusement, nous avons besoin de traverser ces étapes et nius pourrons être amenés à les retraverser chaque fois que la vie le demande (naissance ou dévelopement d'un enfant, changement autour de nous, deuil, fragilités, acquisition de compétences etc...)
(références supplémentaires pour ki n'en veut, des "permissions" pour aider à retraverser ces étapes peuvent ajoutées à ces extraits d'articles surfés....et pratiquée dans ma tribu également.      

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