Blog du réseau femme au foyer

Ce blog est écrit pour et par les femmes au foyer. Une mine d'infos pour améliorer, enrichir notre quotidien.

23 avril 2008

Oser être Mère au Foyer

Famille Chrétienne du 15/09/2001 - n°1235

En France, 2,5 millions de femmes ont choisi de rester chez elles pour s'occuper de leur famille. Une décision souvent difficile à prendre, surtout quand il faut quitter un métier intéressant pour se retrouver classée dans la catégorie des «inactives»... C'est le choix qu'a fait Marie-Pascale Delplancq-Nobécourt, une ancienne journaliste. Son expérience lui a inspiré un livre : Oser être mère au foyer (1).

Cécile Maître

Oser être mère au foyer, Marie-Pascale Delplancq-Nobécourt

  Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à devenir mère au foyer ?

En fait, cela s'est fait progressivement. Après la naissance de mon premier enfant, j'ai repris mon travail de journaliste à temps partiel. Au bout d'un an, mon patron m'a fait comprendre : travail à temps plein ou licenciement... S'ajoutait un problème de garde d'enfant. Je suis donc restée chez moi, tout en faisant des piges.

Puis, j'ai eu deux autres enfants. Mon mari avait déjà deux enfants, nous étions donc sept à la maison. De moins en moins disponible, j'ai donc arrêté de travailler complètement, pensant bien recommencer un jour. Mais les années passant, la réinsertion devient de plus en plus problématique.

D'autre part, je me suis rendu compte que les enfants ont besoin de présence à tout âge, autant à l'adolescence que dans la petite enfance, et qu'il est important d'être là quand ils rentrent de l'école.

Pour mon mari et moi, la famille a toujours été une priorité. Notre choix est une réponse personnelle qui n'a rien d'exemplaire, certains parents arrivent à concilier vie professionnelle et vie familiale. Nous, nous avons organisé notre vie autrement.

  Vous dites que l'objectif de ce livre est d'«offrir un autre regard sur ces mères au foyer d'aujourd'hui».

Pour écrire ce livre, j'ai rencontré beaucoup de femmes, spécialement des journalistes, qui étaient contentes que je soulève ce problème. Entre autres choses, j'ai voulu montrer que rester chez soi ne veut pas dire se cantonner à des tâches ménagères peu exaltantes.

«Endormissement», «mutilation», voilà ce que j'ai pu lire à ce sujet. Quand les enfants sont tout petits, on a peu de possibilités de sortir, et c'est parfois dur pour la jeune maman, qui se trouve isolée. Mais quand ils sont scolarisés, les femmes disposent de plus de temps et de possibilités : associations de parents d'élèves, bénévolat, cours d'art, de langues... Ce qui ne les empêche pas d'être à la maison quand les enfants rentrent.

Et leur disponibilité ne se limite pas à leur seule famille : elles sont sollicitées pour les sorties scolaires, les conduites... et pour récupérer les autres enfants.

  Vous citez le témoignage de huit femmes qui ont un peu le même profil que vous : elles étaient diplômées, avaient un métier intéressant, et ont choisi de rester chez elles pour s'occuper de leurs enfants. C'est aussi parce qu'elles ont eu la possibilité financière de le faire...

C'est vrai, il faut pouvoir vivre avec un seul salaire. J'ai reçu des témoignages de personnes qui font ce choix, même si cela représente de gros sacrifices financiers. Certaines ont du mal à accepter de ne pas gagner d'argent, d'autant plus que dans notre société, nous sommes considérées comme sous-productives et de moindres consommatrices.

En revanche, on ne constate pas chez ces femmes qui acceptent ce sacrifice financier d'»asservissement» à leur mari «pourvoyeur de fonds», mais plutôt la volonté d'une nouvelle répartition des tâches, décidée d'un commun accord.

  Si pour ces femmes et pour vous le bilan est positif, ne ressentez-vous pas quand même quelques frustrations ?

Bien sûr, un métier intéressant est source de gratifications. Chez soi, on a peu de distractions, d'occasions de penser à autre chose, d'oublier ses soucis.

L'une de ces femmes m'a dit : «De toutes ces années passées à la maison, il ne reste aucune trace, rien que les enfants qui grandissent». C'est vrai, mais des enfants qui grandissent bien dans leur peau, c'est un «retour sur investissement» pour la famille et pour la société !

Encore une fois, rester chez soi ne veut pas dire se limiter aux tâches domestiques, qu'il faut de toute façon bien assumer, que l'on exerce un métier ou pas ! Et ce n'est pas en répétant qu'elles sont ingrates que l'on encouragera les hommes à s'y mettre !

  «Femme au foyer», c'est une notion récente.

Elle date du XIXe siècle, avec l'ère industrielle, où les femmes commencent à travailler à l'extérieur, à l'usine, ou comme domestiques, tandis que dans les familles aisées la femme restait à la maison. Pendant l'entre-deux guerres, on a exalté l'image de la femme mère et épouse. Image contestée par Simone de Beauvoir en 1949, qui y voit plutôt «un parasite».

Dans les années 1960-1970, avec la société de consommation, la diminution de la natalité, la femme revendique le droit d'avoir «une vie à soi». Actuellement, on assiste à un nouvel attrait pour la famille. Ce qui inquiète Elisabeth Badinter, qui voit là un retour à «la mystique féminine et maternelle»... La question de fond restant : «Peut-on conjuguer liberté et maternité ?»

De toute façon, être parent, c'est renoncer à une part de liberté, et si par liberté on veut dire indépendance, personne n'est entièrement libre.

  On parle beaucoup des droits de la femme, mais peu de ceux de l'enfant.

C'est un paradoxe de notre époque. Les journaux sont remplis d'articles pour les femmes enceintes, on leur explique comment communiquer avec le bébé qu'elles portent en le berçant et en leur parlant... et quand ce bébé aura 3 mois, il sera mis à la crèche ou en nourrice ! Puis ce sera l'école dès 2 ans, 2 ans et demi, le but étant de leur apprendre l'autonomie, un mot à la mode, synonyme de solitude dans ce cas !

A partir de 11 ans, plus tôt parfois, les enfants rentrent de classe dans une maison vide et doivent gérer leur travail. Ceux qui sont consciencieux y arrivent, mais les autres se retrouvent devant la télé, les jeux électroniques, ou traînent dehors. Les plus influençables risquent de déraper vers des comportements de «sauvageons».

J'en ai discuté avec des professeurs. Tous reconnaissent que les enfants sont de plus en plus violents. Même en maternelle. Y aurait-il un rapport avec le fait qu'ils sont sociabilisés de plus en plus tôt ? C'est une question que se posent des psychologues, et que l'on devrait étudier sérieusement.

D'autre part, comment exiger que des parents surveillent leurs enfants, alors qu'ils sont tous deux contraints de travailler à l'extérieur ?

  Ce sont les parents de demain que nous préparons maintenant, dites-vous dans votre conclusion.

Oui, nos filles font des études - vont-elles se retrouver dans le même piège que leur mères ? Comment apprendre à nos fils à se préparer à assumer leurs responsabilités familiales, quand ils voient leur père si peu présent ?

Pour une vie familiale plus équilibrée, on aurait besoin de journées et de semaines moins chargées... et de parents moins stressés et plus disponibles. L'éducation des enfants étant un enjeu majeur de la société de demain, c'est aujourd'hui que nous devons trouver une solution.

(1) Oser être mère au foyer, par Marie-Pascale Delplancq-Nobécourt, Albin Michel, 190 p à partir de 5.50 euros

Posté par damouredo à 06:00 - REVUE de PRESSE - Commentaires [3] - Permalien [#]

27 mars 2008

La ménagère Pride ?

Merci à Léocadie pour cette trouvaille !

23321400

Posté par damouredo à 06:00 - REVUE de PRESSE - Commentaires [3] - Permalien [#]

07 mars 2008

Portrait de mplr sur TV Vendée

Dans le cadre de la journée de la femme, Aïda (alias Guermantes sur le forum) et  créatrice de l'association ACTIVAUSSI a fait le portrait d'une femme que nous connaissons toutes bien

Pour voir l'émission, c'est tout simple !

TVVend_e01

Vous cliquez ICI
Puis sur "La Grande Emission"
Et cherchez l'émission du "5 mars"
puis "3. Chroniques Aïda et P.Raimbaud"

Posté par damouredo à 12:06 - REVUE de PRESSE - Commentaires [5] - Permalien [#]

02 avril 2007

La voix des mères au foyer

Famille Chrétienne du 03/07/2004 - n°1381

 

La voix des mères au foyer  

Elles sont à la tête d'une association regroupant des mères au foyer : la FAEF. Rencontre à l'occasion de la Conférence de la famille.

Diane Gautret

"Merci à Marie pour l'animation des ateliers pêle-mêle, suschis et cadres de photos" - "Merci pour le lancement de la page Internet Fafy..., et pour votre présence aux différents conseils de quartiers" - "Merci à Myriam d'accueillir chez elle des cafés-débats". Sur leur bulletin de liaison, la liste ressemblerait presque à un poème de Prévert. La seule association à fédérer des mères au foyer sur toute la France ne chôme pas (1).

Pas de standard au bout du téléphone, mais la voix énergique de sa pétulante présidente, Edith Betsch, aussi à l'aise avec les médias qu'avec ces mamans isolées qui la contactent. Il y a deux mois, elle participait aux travaux préparatoires de la Conférence de la famille sur l'adolescence. L'occasion d'aller la rencontrer chez elle, dans les Yvelines. Brigitte Jaquelin, vice-présidente, est là également, douce mais déterminée.

Même façon d'aller droit au but, chez les deux femmes à l'allure différente. A les entendre, il semble que les mentalités évoluent. L'hyperactive executive woman manifeste des coups de fatigue. Et la mère au foyer ne veut plus être une ignorée du système. Assez des étiquettes et des préjugés stupides sur la femme-esclave (du mari, ou de la procréation !). Ni gourde de service, ni mère castratrice, la femme au foyer demande juste davantage de reconnaissance sociale, comme Edith et Brigitte l'expliquent sereinement en racontant leur parcours.

"Je me suis mariée jeune, confie Edith, mère de deux enfants. Pendant vingt-cinq ans, j'ai vécu à l'étranger, au gré des mutations professionnelles de mon mari." Mais l'oisiveté ne l'a jamais guettée. En Afrique, elle enfila plusieurs fois les blouses d'institutrice et d'infirmière pour la bonne cause. De son côté, Brigitte, sept enfants, avait déjà une vie professionnelle derrière elle lorsqu'elle s'est mariée. "Au début, cela m'a fait drôle de me retrouver à la maison, dans un coin perdu de France. Je voulais absolument retravailler. Mais quand j'ai réalisé qu'il fallait faire trente kilomètres pour atteindre la ville la plus proche et que je verrais peu mes enfants, j'ai dit : "Non ! impossible". Ma priorité, c'était ma famille. Mon mari, nos enfants, et moi."

Sur le canapé du salon, Edith feuillette le traditionnel album de photos. Petit échantillon de la vie à l'association : rencontres à Bruxelles, ou simples dîners festifs à l'ambiance animée. "Beaucoup de femmes se sentent isolées ou redoutent un déclassement professionnel, reprend Edith. Nous essayons de leur redonner confiance."

ONG à statut consultatif spécial à l'Onu, l'association a donc pour objectif de rompre cet isolement, de faire entendre leur voix, et de valoriser leur choix de vie. Elle concerne "les femmes qui exercent ou voudraient exercer pendant un temps leur activité principale au sein de leur famille, auprès de leurs enfants, de leurs parents âgés ou handicapés".

Ce temps-là fut leur meilleure école pour piloter aujourd'hui l'association, assurent-elles : "La femme au foyer a une vue d'ensemble : l'école, le quartier, le voisinage, le bien-être des enfants, la carrière du mari... et le frigidaire à remplir ! Elle tisse des liens et reçoit une foule d'informations". Le bon sens est son atout maître. Il déjoue rapidement la phraséologie de certains experts de l'enfance. Ceux-là qui proposent par exemple de payer un adulte référent auprès des ados pour suppléer les parents. "Un comble !"

Mais "il n'y a pas de chemin idéal, souligne Edith. Certaines femmes s'ennuient à la maison, d'autres y sont très heureuses ou choisissent le bénévolat. D'autres aimeraient pouvoir arrêter un boulot peu palpitant". Au moment de partir, Brigitte me souffle : "En tout cas, dites surtout qu'à l'association on s'amuse bien !"

http://faef.blogspot.com/

Posté par damouredo à 18:28 - REVUE de PRESSE - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 avril 2007

L'express 6/10/05

Ferons-nous parti de la société ?

Après avoir été référencé sur le site de Canal+ il y a quelques semaines, mon blog est cité dans L'Express de cette semaine, grâce à l'article de la journaliste Catherine Le Gall.

article_expressw

Pas si désespérées...", de plus en plus nombreuses et de plus en plus motivée à revendiquer leur statut, voilà ce que veulent les femmes au foyer d'aujourd'hui.

http://www.femmaufoyer.net/

Posté par damouredo à 17:43 - REVUE de PRESSE - Commentaires [0] - Permalien [#]

La Liberté (Suisse) - 16/05/06

liberte_suisse2


Posté par damouredo à 17:38 - REVUE de PRESSE - Commentaires [0] - Permalien [#]

L'éclair républicain 6/12/06

Nouska a eu un article dans L'Eclair Républicain, dans lequel notre forum est cité.
8743520

8619751_pDe plus, en décoration de Noël, un énorme logo de "femme au foyer" trône au milieu du sapin !

Bravo Nouska !
J'espère que cela donnera envie à un grand nombre de femmes (et d'hommes !) de se rassembler autour d'un thème pour tisser les liens dont toute communauté a besoin.

(photos de Nouska)

Posté par damouredo à 17:35 - REVUE de PRESSE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Femme actuelle - Mai Juin 2006

FEMME_ACTUELLE2

Posté par damouredo à 17:34 - REVUE de PRESSE - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 février 2007

Télé 2 semaines du 07/06/06

tv2semaines2vz

Posté par damouredo à 18:51 - REVUE de PRESSE - Commentaires [0] - Permalien [#]

Femme actuelle n° 1138 du 17 au 23 juillet 2006

numrisersu5

Posté par damouredo à 18:38 - REVUE de PRESSE - Commentaires [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »