12 mai 2009
la Japan Expo
Une poupée mannequin japonaise (J-Doll) vue à l'expo.
Samedi 5
juillet 2008, nous sommes allés à la Japan Expo, au parc des
Expositions de Villepinte, près de Paris. Il est consacré à la culture
japonaise. Bien que nous soyons globalement plutôt déçus par ce petit
voyage, de jolis souvenirs nous poussent quand même à vous faire
partager le résumé de cette journée ! Bientôt sera reconduit cet
événement, et les organisateurs en font déjà la promotion, mettant en
avant notamment la venue des CLAMP (groupe de femmes mangaka auteurs de
Sakura, chasseuse de cartes ou de seinen, mangas pour adultes,
tels que XXXHolic).
Nous sommes partis au plus tôt pour profiter le plus possible de
l'exposition et nous avons bien fait : un monde fou attendait avant
l'ouverture ! Un temps pour comprendre où nous devions attendre et nous
voici rassemblés en file indienne. Des gens, très jeunes pour la grande
majorité, ne cessaient pas d'arriver, dont un certain nombre vêtus
d'habits évoquant la mode japonaise. A 10H00 (heure d'ouverture), nous
nous rendons compte que l'endroit où nous avons été placés n'est pas là
où nous devions être en fait. Pas le temps de s'énerver à cause du
manque d'organisation flagrant, on se presse de parcourir le (très
grand) parcours en zigzag afin d'accéder à la Japan Expo au plus vite !
Déjà, les parties Kultima et Kultigame font tâches dans cet univers
consacré au Japon. Ces festivals sont si petits qu'on peut se demander
si on peut vraiment les appeler ainsi...
Des conférences, des vidéos, des ateliers (origami...) sont proposés en
nombre insuffisant nous trouvons. Quant aux conférences, des ateliers
de découverte de la civilisation japonaise plus ludiques auraient été
les bienvenus...
Un grand coin est aussi
consacré aux jeux vidéos,avec une grosse promotion d'Ankama pour tester
et nous donner envie d'acheter les jeux Wii par la suite.
En fait, il s'agit de payer un billet d'entrée afin d'accéder à des
stands proposant des produits, il est vrai difficilement trouvables en
France (pour une partie des articles, d'autres sont trouvables moins
chers ailleurs, comme des goodies Hello Kitty...). Les règlements ne
pouvaient presque toujours se faire qu'en cash, ce qui n'était pas
pratique (le seul distributeur automatique disponible dans le Japan
Expo était en panne un moment, et toute sortie, même pour chercher de
la monnaie, est « définitive »...).
De plus, les articles étaient très chers, une robe simple dans le style
gothic-sweet lolita coûtant plus de 100 euros (je n'ai pas vu moins
cher, en tout cas je n'ai remarqué aucune robe à mon goût moins chère,
hormis celle que nous avons achetée, de la marque happy onigiri).
En somme, beaucoup trop de commerces sur les goodies, les manga et les
anime de notre enfance, et bien trop peu d'invitation à découvrir
(gratuitement) le Japon et sa culture...C'est dommage.
De bonnes surprises, quand même ! :
Par contre, c'est bien que les créateurs d'AMV soient représentés,
ainsi que les artistes japonais ou s'inspirant de la culture japonaise
(à travers des dédicaces, des conférences, des concerts). Les live et
les défilés sont dans une salle isolée, donc à moins de connaître le
programme et d'être motivé rien ne nous y invite à nous y rendre.
J'ai pu trouver une belle robe gothic lolita et faire quelques photos.
Nous avons récolté beaucoup de documents gratuits ; après un rapide
survol, des infos intéressantes se détachent de cette documentation.
Enfin, cela reste quand même un bon souvenir, immortalisé par un dessin nous représentant en personnages manga:-).
Informations complémentaires :
Qu'est-ce que la Japan Expo ?
La réponse la plus objective, sur Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Japan_Expo
Je vous conseille de regarder Nolife sur la TNT. Cette chaîne est
consacrée au Japon (sur la J-music, les jeux vidéos et les mangas et
anime principalement).
N'hésitez pas à mettre votre récit, si vous y avez déjà été, ou après avoir été à l'édition de cette année !
Posté le dimanche 6 juillet par Gabrielle (revu par Jeer).
Un dessin fait par une jeune dessinatrice sur place.
01 mai 2009
Séjour à Disneyland resort Paris
Séjour à Disneyland resort Paris
Un vieil article sur mon séjour au pays de la plus célèbre souris du monde...
SAMEDI 26 janvier 2008 :
L'on rentre dans ce lieu comme on passe une porte des étoiles.
La musique tonitruante me laissait à penser que j'avais pénétré dans une secte- il me tardait donc de ressortir, mais à part ma voix résonnant dans ma tête lorsque je parlais, je crois que mon ouïe se porte bien (en fait, elle en a pris un coup quand même, si vous avez des oreilles fragiles comme les miennes prévoyez des boules quiès).
Le nombre de boutiques est également impressionnant et les files d'attente sont organisées selon un système de délimitations en zigzag (rappelant Shrek détruisant les délimitations de la file d'attente à l'entrée de Fort Fort Lointain).
Le décor est magnifique ; même les poubelles (très nombreuses, ce qui n'empêche pas certains cochons de jeter par terre leur détritus) et les bancs se confondent dans le paysage, différents d'un point à l'autre du grand parc subdivisé en plusieurs petits parcs :
1) Main Street : BEAUCOUP de boutiques, des expos intéressantes, mais gadgets, sur la Statue de la Liberté et les inventions.
2) Frontierland : le manoir hanté est génial, rappelant l'ambiance du dessin animé les Noces Funèbres de Tim Burton (le personnage principal de l'attraction est une mariée éplorée). L'on pénètre tout d'abord dans une pièce sans issue. Des tableaux magnifiques sont exposés en hauteur. L'un d'eux représente une scène digne de Desperate Housewives : une femme heureuse des fleurs à la main, un cadre verdoyant à la Wisteria Lane. Puis le sol descend, les tableaux se dévoilant complètement. La femme regardait en fait la tombe de feu son mari.
Cela est suivi d'une virée en train fantôme.
C'est très beau, ne fait pas peur, mais inquiète tout de même.
La croisière sur le Molly Brown est agréable, c'était la première fois
que j'étais sur un bateau. Un de mes meilleurs souvenirs.
3) Adventureland :
Jérémie a eu très peu au fur et à mesure qu'il montait les escaliers pour visiter la cabane des Robinson. Donc, si comme lui vous avez le vertige...
4) Fantasyland :
Le château de la Belle au Bois Dormant retrace l'histoire d'Aurore et de son royaume endormi, mais l'on ne peut pas monter très haut comme je le pensais. Les tours du château sont donc factices.
A l'occasion du quinzième anniversaire du parc le château est illuminé et devant se déroule un spectacle où dansent et chantent (en playback bien entendu) Mickey et ses amis. Bon, l'illumination est belle, mais le spectacle ne m'a pas marqué !
Nous avons également redécouvert l'histoire de Pinocchio (sièges en bois inconfortables et mouvements brusques à prévoir), ainsi que celle de Peter Pan (sièges confortables, en hauteur pour donner une impression de vol au pays Imaginaire et mouvement beaucoup moins brusques).
Nous avons fait un tour dans la première partie, la plus simple à arpenter, du labyrinthe d'Alice ; on ne peut absolument pas se perdre (dans la seconde partie non plus je pense, mais nous ne l'avons pas fait pour gagner du temps).
***
L'hôtel Explorer (3 étoiles) : réception lente, mais chambre agréable avec un canapé-lit, un lit, des toilettes séparées de la salle de bain et un écran plat.
Si on veut jouer à la playstation (seuls des jeux Disney sont disponibles...) ou voir un film à la carte, c'est en supplément.
Le soir c'est buffet à volonté pour 21 euros ou une pizza à 10 euros ; le choix est vite fait.
Points positifs : de beaux décors (sirènes, dauphins et dragon), une piscine intérieure et le petit-déjeuner compris en self-service à volonté (avec beaucoup de choix).
Des navettes comprises dans le prix du séjour permettent de faire en quelques minutes le trajet du parc à l'hôtel partenaire, si l'on n'est pas logé à l'intérieur-même du domaine de Mickey.
Le temps d'attente d'une navette est de dix minutes en général.
***
DIMANCHE 27 janvier 2008 :
Ah oui, précision importante : les tickets restaurants ; Mickey connaît pas.
Walt Disney Studio : nous avons vu la parade du cinéma Disney.
A Cinémagique est projeté un film (avec Julie Delpy, Tcheky Karyo) où des scènes du cinéma muet jusqu'à aujourd'hui défilent, mais un intrus- qui rentre soudainement dans l'écran- vient perturber cette rétrospective...
Nous avons assisté à des cascades en voitures et motos. Très spectaculaires. J'ai appris que ces petites voitures ne pouvaient contenir que cinq litres d'essence, que le moteur était celui d'une moto et que le levier de vitesse était bien plus simple à manier qu'un levier classique. La légèreté du véhicule (pour des raisons de sécurité) et le levier, ainsi que le reste du dispositif, permettent au conducteur d'enchaîner rapidement les cascades.
Mon chéri a fait Star Tours (pas moi, parce que j'avais trop mal au dos). C'est une navette spatiale qui rencontre des perturbations en vol si j'ai bien compris. La navette et le robot- Rex- ne sont répertoriés NULLE PART dans l'univers de Star Wars.
Mon meilleur souvenir, avec la mini-croisière et le manoir hanté, reste la mini-comédie musicale, la Légende du roi Lion (à ne pas confondre avec celle jouée à Paris). Rideau d'eau, effets de scène sublimes, danseurs pro...(Elle a été remplacée par High School Musical ou autre chose depuis......).
Nous l'avons vu en anglais... La queue était beaucoup plus longue pour la version française, mais en anglais cela est excellent puisque les chansons sont de ce fait en version originale; de plus, le show n'étant rien d'autre que le résumé du film qui est lui-même très largement inspiré d'Hamlet de Shakespeare, l'intrigue est donc compréhensible pour ceux qui ont lu-vu la pièce de théâtre ou vu le dessin-animé (ou qui comprennent l'anglais, tout simplement ;-).
Autrement, nous avons eu quelques infos sur la création du personnage de Mushu dans Mulan (qui devait être un dragon à deux têtes...) et quelques autres...
Un tram nous a fait découvrir les coulisses du cinéma avec effets d'eau et de flammes (un pan du décor du règne du feu » représentait Londres dévasté). Impressionnant, mais ici comme ailleurs à Disney studio nous n'avons pas appris grand-chose sur la cinématographie... Les écrans dans le tram, où des acteurs connus tels que Irène Jacob nous donnaient des explications, n'étaient pas nets, trop petits, en outre le son passait mal.
L'attraction Armageddon nous entraîne dans le cockpit qui va se faire gravement malmené par le crash d'une météorite. J'étais effrayée par les flammes qui jaillissaient à un mètre de mon visage... cela ne m'a pas plu du tout.
J'ai peut-être oublié certaines choses...Ah oui, il faut faire la queue pour poser avec un personnage Disney et on peut lui faire signer un autographe sur un livret acheté pour l'occasion (j'ai trouvé cela moyen). Mickey imagine des stratégies marketing extrêmement élaborées.
Le temps d'attente, puisque nous avons évité les attractions les plus enfantines ainsi que toutes celles à sensation, était loin d'être insupportable. Le fast pass nous a en outre aidé pour l'attraction sur Peter Pan.
Au final, l'expérience est très belle. Le seul moins véritable serait l'absence de jeux d'eau comme au parc Astérix (mais en même temps, c'est le seul intérêt du parc Astérix...).
Gabrielle Causse.
PHOTOS DE L'AUTEUR : reproduction interdite sans autorisation (il suffit de demander ;-).
17 avril 2009
Cinéma/Avis : Ponyo sur la falaise (***/****)
Ponyo sur la falaise est un
rendez-vous immanquable pour qui aime à la fois le cinéma et le dessin
manga. Et ce, à plus d'un titre. Plus qu'un dessin animé
ultra-traditionnel dans sa réalisation, il s'agit d'un véritable
long-métrage, dense, émouvant, drôle, surprenant, effrayant, poétique,
lyrique même, compréhensible et appréciable par tous de sept à plus de
77 ans ; pour peu qu'une part d'enfance subsiste en soi, il est presque
impossible de ne pas aimer Ponyo sur la falaise. L'enfance
est le lien entre nous, spectateurs, et le réalisateur Hayao Miyazaki,
qui nous livre une version originale au possible du conte d'Andersen, La Petite Sirène. L'histoire est toutefois si différente que je ne ferai aucune comparaison entre les deux.
Ne
succombant pas aux sirènes de la facilité (jeu de mot involontaire, «
désolé »), le mangaka japonais peint rêves ou cauchemars entièrement à
la main, assisté d'une équipe surdouée.
Susoke est un petit
garçon vivant avec sa mère dans une villa au sommet d'une falaise,
située au bord de la mer, dans laquelle ne se plaît guère une princesse
« préservée » jalousement par son sorcier de père. Décidant de
s'émanciper, la fillette-poisson manque de mourir dans son évasion au
milieu d'immondices souillant l'eau ; elle se coince dans un petit
bocal. C'est alors qu'intervient Susoke, qui la libère et décide de
veiller sur elle. Il la baptise « Ponyo ». Le poison rouge à tête
humaine est gourmand et préfère par-dessus tout autre chose dévorer le
jambon du sandwich du garçon !
Malheureusement, le père de Ponyo,
ancien humain dégoûté par l'irrespect des hommes envers l'environnement,
veut la ramener coûte que coûte parmi les siens : elle pourrait mettre
à mal l'équilibre des éléments, avec son désir de vivre sur terre !
Aucun méchant n'existe donc dans cette fable.
Musique classique (Wagner), habituel déluge imaginatif...Miyazaki nous berce par ce conte fortement teinté d'écologie.
Plus enfantin que la précédente œuvre de l'auteur, Le Château ambulant,
moins long, ce dessin-animé est parfois un peu ennuyeux (cela n'engage
que moi !), peut-être à cause d'un manque de rythme de l'histoire.
Une chose m'a étonnée : le garçon appelle sa mère par son prénom ! C'est un peu déroutant.
Je conseille en tout cas vivement un voyage dans l'univers des films des studios Ghibli :
*Le Château dans le ciel (1986)
*Mon voisin Totoro (1988)
*Kiki, la petite sorcière (1989)
*Porco rosso (1992)
*Princesse Mononoke (1997)
*Le voyage de Chihiro (2001)
et le Château ambulant (2004)
Si vous le pouvez, il vaut mieux voir Ponyo sur la falaise au cinéma, ça vaut le coup !
Gabrielle Causse, le 15/04/2009
















