15 août 2009
L'enfermement
C'est une sensation grisante, voire euphorisante de se dire qu'on a devant soi des journées entières pour bichonner notre nid douillet, notre petit mari chéri et, comme bien souvent c'est le fait de commencer un congé maternité qui nous pousse à devenir femme au foyer : s'offrir l'immense plaisir de préparer la venue de bébé en toute sérénité, c'est le pied total.

Il arrive d'ailleurs dans ces premières semaines que petit mari chéri laisse échapper son admiration sans bornes pour cette nouvelle femme qu'il découvre : attentionnée, reposée, plus disponible et nouvellement cuisinière émérite. (avant, on n'avait pas le temps).
L'enfant arrive. On rentre à la maison. Même si tout va bien, on est fatiguée.
Si c'est le premier enfant, on se sent un peu déroutée. Le temps passe. On est heureuse de s'occuper à 100% du petit bout de chou ; de devenir une mère accomplie après avoir été une épouse comblée.

Le temps passe. Mais... On ne peut pas donner de délai précis avant cette phase de grand doute qui finit la
plupart du temps par nous envahir. Quand on se rend compte que des premiers mois si merveilleux, nous sommes devenues les fantômes d'une vie qui ne nous fait plus rêver. Quand on se rend compte le matin au réveil qu'on a les yeux au milieu de la figure et qu'on se sent moche. Et cette fatigue permanente. Cette lassitude. On ne voit plus rien passer...
Pourtant c'est vous qui avez choisi cette vie. C'est bien vous qui avez décidé d'être femme au foyer. Il y a même des personnes bien attentionnées qui ont essayé de vous faire changer d'avis. Mais c'était votre conviction, votre désir le plus cher.
Alors comment pourriez-vous vous en plaindre (on vous avait prévenue !) ? Et auprès de qui ?
C'est le silence. Puis l'enfermement.
Dans cet enfermement, il y a la dualité.
L'envie d'être une bonne mère, une bonne épouse, une bonne gestionnaire du foyer, une bonne ménagère (utilisons ce vilain mot).
L'image qui nous fait rêver d'une famille épanouie grâce à notre disponibilité de tous les instants. Coller à l'idéal que l'on se fait, que l'on nous a inculqué : une femme au foyer n'a pas le droit à l'échec de son couple, ni de celui de ses enfants à l'école : elle est là pour ça elle leur est dévouée ! Echouer est inconcevable.
D'un autre côté, il y a nous, en tant qu'être humain. Et oui ! Sous la pression que nous nous infligeons
inconsciemment, il y a cette femme que l'on a nous-même anesthésiée afin de coller au mieux à cette image de la femme parfaite. Cet état de passivité face à cette vie que nous ne créons plus n'est pas durable quand on commence à en prendre conscience.
Malheureusement, il est trop tard car nous sommes involontairement rentrée dans cette phase d'enfermement. Très repliée sur nous-même, nous nous rendons compte que notre vie tourne autour d'un tout qui ne correspond pas forcément à nos attentes.
C'est alors que les mots "épanouissement personnel" sonnent comme une claque. Au regard de la famille et du foyer qui est en général très épanoui, équilibré et rayonnant, la femme, si elle en est le moteur incontestable, n' est plus celle qui en profite, ou en tout cas qui y prend du plaisir. Elle n'est plus actrice de sa vie mais spectatrice de la vie des autres. Elle voit son mari partir au travail, avoir une vie sociale : il parle à des gens, il déjeune avec des gens, il fait ses trajets avec des gens.
Et vous ? Elle voit ses enfants aller à l'école, avoir eux aussi une vie sociale, s'éclater avec leurs copains, déjeuner à la cantoche des trucs dégueus (mais c'est plus marrant qu'à la maison).
Et vous ? Elle se rappelle de ses copines qui travaillent toujours, qui pendant un temps ont continué à l'appeler et puis les centres d'intérets changeants, elles sont parties. Elles ont continué leurs carrières.
Et vous ? Nous y sommes. Vous voilà prisonnière de votre condition. Vous êtes enfermée dans une vie qui ne
vous correspond plus. Et pourtant, vous êtes persuadée que votre choix est le bon. Mais vous ne savez plus comment faire pour trouver une harmonie entre votre bonheur personnel et celui de votre communauté familiale. La société ne vous a pas aidée. On n'ira pas jusqu'à dire qu'elle vous a un peu plus poussée dans votre isolement mais presque !
Le regard de ces autres qui ne comprennent pas votre choix.
Cette société qui nous a relégué à un rend d'anonyme sans numéro de sécu, sans retraite, sans aucune aide en rien. Cette société qui pense que parce que vous êtes à la maison vous êtes corvéable à merci parce que vous le voulez bien (sinon, vous travailleriez comme tout le monde !). Cette société qui vous renvoie à la figure chaque fois que vous ouvrez votre porte-monnaie pour acheter le pain que vous n'êtes rien, si ce n'est un pauvre être tributaire des revenus de son mari.
Comment ne pas se sentir enfermée ?
Comment franchir ce cap qui nous affaiblit, nous fait perdre toute confiance en nous ? Il n'y a pas trente-six solutions.
En tout cas la plus importante et la première, c'est de prendre conscience, que vous ne voulez plus de cet état et que vous ne voulez plus être transparente. Vous voulez que les gens vous voient et vous entendent. Parce que comme tout le monde, vous avez des choses à dire, des sentiments, des jugements et des avis. Pas à pas, vous aller reconstruire votre personne pour lui rendre sa force, ses convictions. Rappelez-vous ce sentiment de bien-être des premiers temps : rien n'est perdu. C'est cette sensation qu'il faut retrouver, parce qu'à ce moment-là, vous étiez bien. Vous vous fichiez du regard des autres, c'était VOTRE plaisir, votre choix privilégié, et il n'y a aucune raison que ça ne redevienne pas ainsi.

Le réseau peut vous aider en ce sens. Le première chose quand on veut sortir de son isolement, c'est de sortir. Logique !! mais pas si simple. Aller vers les autres quand on ne se sent pas au top de sa forme, c'est un véritable tour de force. Le réseau peut vous aider à reprendre contact grâce au forum, grâce à ces premiers échanges virtuels qui paraissent peu de choses au début mais qui s'étoffent au fil du temps (de belles amitiés sont nées par ce biais !).

Le fait de vous retrouver dans une communauté qui a les mêmes aspirations, les mêmes préoccupations que vous, vous permettra de prendre conscience que vous n'êtes pas la seule à qui ça arrive (et c'est rassurant), et vous allez peu à peu devenir soutien de celles qui vont mal et vous nourrir de ce que vous apportez aux autres.
Le réseau se veut être un soutien dans votre vie : que vous ayez envie de retravailler, de vous épanouir dans votre foyer, trouver une activité qui vous comble, monter une association, devenir maire de votre ville, vous lancer dans la chanson (et pourquoi pas !), bref, nous sommes toutes là pour vous.

Poussez la porte et entrez, c'est votre premier pas de femme libre dans sa tête et heureuse de ce qu'elle est.
Article écrit par mplr fondatrice du réseau femmaufoyer.net
27 janvier 2009
Quoi de mieux que de commencer cette nouvelle année par une bonne action ?
... ( l’a commencer par deux bonnes actions… ! )
La liste des espèces animales en voie de disparition ne cesse de s’allonger… Le but ici n’est pas de pointer du doigt les responsables mais de montrer ce que l’on peut faire.
Nous, membres de l’Association Tortuga, et plus particulièrement moi, présidente de l’association, avons décidé de vous présenter notre association, pour permettre à vous toutes de nous connaître et de nous soutenir si vous en avez l’envie !
L’association TORTUGA a été créée début 2008, son objet est la sauvegarde et la protection de l’environnement & la faune et plus particulièrement les tortues marines. Dans les faits, nous récoltons des fonds pour permettre aux différents centres qui existent de soigner et étudier les tortues marines en mer méditerranée.
Pourquoi ? Les tortues n’ont que très peu de prédateurs mais toutes les espèces sont en danger d’extinction. La cause : nous, avec notre pollution (sacs plastiques qu’elles confondent avec des méduses et les mangent) ; nos bateaux (filets de pêche, hélices qui leur tranchent les membres, la carapace…) ; nos hôtels en bord de plage (les tortues viennent se reproduire là où elles sont nées, mais dix ans après leur naissance, les plages sont bétonnées ou envahies de diverses constructions)… oui juste là où on passe nos vacances, c’est justement la raison de notre action.
Vous trouverez diverses informations concernant les tortues marines, l’association et le Cestmed (centre que nous souhaitons aider cette année) sur notre blog.
Merci à Adeline pour cet article sur son association.
Vous pouvez vous aussi nous faire découvrir vos associations (pour les petites associations départementales, nous vous conseillons de venir vous présenter sur le FORUM). Envoyez-nous vos articles !






