16 février 2009
Le métier d'Aide-soignante
Cet article ayant remporté un très vif succès sur l'ancien blog de femmaufoyer.net, nous le transférons ici-même
PETIT HISTORIQUE
Entre la création du grade d’aide-soignant au sein de l’hôpital public en 1949 et l’entrée de la profession dans le 21ème siècle, la fonction aide-soignante a constamment évolué.
La
profession aide-soignante est née de l’impératif d’hygiène réclamée par
l’institution hospitalière et de l’incapacité pour les patients à
assumer leurs besoins élémentaires comme se laver, s’habiller et manger
seuls.
Attribuées autrefois à un personnel sans formation, aux «infirmières», lorsque ce terme désignait toute personne travaillant à l’hôpital, ces tâches ont été déléguées à ce personnel spécialisé, dans le cadre d’une division du travail qui s’est complexifiée au sein du système hospitalier.
La création de la catégorie d’aide-soignante est une conséquence du processus de professionnalisation des infirmières, en effet, elle est une invention de l’administration hospitalière. La création de cette nouvelle catégorie permet en effet de protéger la profession d’infirmière et son diplôme d’état créé en 1946.
Mais
la loi soumettant l’autorisation d’exercer comme infirmière à la
possession exclusive de ce D.E. (Diplôme d'Etat), présente le risque
pour les hôpitaux, dans un contexte de pénurie, de se trouver privés du
nombreux personnel infirmier formé sur le tas.
Pour
pallier ces effets, des mesures transitoires sont envisagées, comme la
création d’une catégorie intermédiaire "la catégorie d’aide-soignante".
Elle est d’abord conçue comme provisoire, visant au reclassement
statutaire et indiciaire d’une partie du personnel. Mais, se révélant
peu à peu un moyen commode d’assurer la promotion du petit personnel
hospitalier que réclament les syndicats, la catégorie d’aide-soignante
est alors retenue.
Pour formaliser cette décision, en 1956 est alors créé le CAFAS (Certificat d’Aptitude à la Fonction aide-soignante). Il correspond à une formation de 10 mois dont 40 heures de théorie.
En 1960, le CAFAS est obligatoire pour pouvoir exercer la profession d’Aide-soignante. Parallèlement, l’Education Nationale instaure un BEP Sanitaire et Social afin d’améliorer le recrutement des aides-soignants. |
Au mois de juillet 1971, le déroulement de la formation est redéfini, il s’effectue dorénavant sur 12 mois, dont 120 heures de théorie et 100 heures de pratique. |
Il est précisé dans les textes que l’aide-soignant exécute des soins sous l’autorité et la responsabilité de l’infirmière.
En 1978, l’aide-soignant est autorisé à exercer en psychiatrie. |
En 1981, il peut exercer en secteur extra-hospitalier et au maintien à domicile des personnes âgées. |
Il est à noter que la fonction aide-soignante apparaît dans les textes légiférant la profession d’infirmière.
Au mois de février 1982, apparaît une nouvelle modification de la formation. Elle est basée sur le modèle de l’alternance, soit 12 mois, dont 350 heures de théorie et 24 semaines de stage. |
Il
est précisé que l’aide-soignant assure par délégation de l’infirmière,
sous sa responsabilité et sous son contrôle, l’humanisation des
conditions de vie de la personne soignée ou de la personne âgée.
Au mois de juillet 1994, le recrutement des élèves et le programme des études sont modifiés. Douze mois dont 630 heures de théorie et 27 semaines de stage sont nécessaires. Ce programme comporte un tronc commun avec les auxiliaires de puériculture pendant les 6 premiers mois de formation. |
Il
est précisé que l’aide-soignant se situe au sein d’une équipe, qu’il
contribue à la prise en charge des personnes et qu’il participe aux
soins dans le cadre du rôle propre de l’infirmière, en collaboration
avec elle et sous sa responsabilité.
Au mois de janvier 1996, paraît une circulaire relative aux rôles et missions de l’aide-soignant, c’est le premier texte officiel sur la fonction. |
Le 12 août de la même année, un décret abolit le CAFAS pour le DPAS (Diplôme Professionnel des Aides-Soignants). |
DEVENIR AIDE SOIGNANTE
Pour devenir aide-soignant, il existe une sélection d’entrée en formation qui est organisée par une école agréée par le Ministère de la santé.
Les épreuves de sélection s’effectuent donc par :
- Une épreuve écrite et anonyme d'admissibilité, d'une durée de deux heures, notée sur 20, portant sur le programme de biologie humaine, nutrition et alimentation du Brevet d'Etudes Professionnelles Carrières Sanitaires et Sociales, permettant d'apprécier les connaissances du candidat, sa faculté de compréhension et de réflexion et sa capacité à s'exprimer par écrit.
-
Une épreuve orale d'admission, notée sur 20, consistant en un entretien
de quinze minutes avec le jury, précédé de dix minutes de préparation,
à partir d'un thème relevant du domaine sanitaire et social.
A ce sujet, voici le témoignage d'une directrice d'un Institut de Formation en Soins Infirmiers de la région parisienne :
"Je
sélectionne les futurs élèves lors de l'entretien, mais ce n’est pas en
20 minutes que je peux vraiment cerner une personnalité. Je fais des
erreurs parfois car je peux laisser passer des candidats qui pourraient
faire de bons aides-soignants et vice versa.
Les aides-soignants ont d’abord une question écrite dans le domaine sanitaire et social à préparer. Puis à l’oral, je teste leur curiosité par rapport à ce domaine et par rapport au monde dans lequel ils vivent. Je teste également leur bon sens, leur possibilité de s’exprimer de façon relativement structurée sans que cela "parte dans tous les sens ". A l’oral, j’attends que le candidat prenne position mais aussi qu’il ait une ouverture pour entendre d’autres points de vue. J’essaie de cerner la vision du candidat au sujet de sa future profession et de la formation qu’il va vivre.
A un niveau plus subjectif, je mesure ce qui est du domaine de la disponibilité car c’est une profession avec des horaires difficiles, sans compter le travail du week-end et les jours fériés. Je m’attache, en tout cas, à faire passer l’information pendant la sélection. Je ne veux pas entendre ensuite parler des difficultés du stage à 7h00 du matin à cause des enfants. Je fais attention aussi à la disponibilité du candidat pour le travail en équipe. J’essaie de détecter les personnalités trop individualistes ou trop fermées pour qu’il n’y ait pas de conflits dans l’équipe. En résumé, je recherche les qualités de disponibilité, d’ouverture d’esprit, de goût pour le travail avec les autres, pour la communication et la relation humaine. J’apprécie également d’autres qualités inhérentes à la profession comme le goût de l’ordre, de la méthode et de l’hygiène. "
VOILA : Ma profession depuis 1986.
Merci à Lapetitesavoie qui m'a autorisé à reproduire ici son texte.
Elle sera ravie de répondre à vos questions si vous lui laissez un commentaire sur son blog.
NB : Merci de ne pas nous laisser de questions en commentaires concernant le programme d'études ou l'examen d'aide soignante, les mères au foyer que nous sommes, ne ne seront pas en mesure de vous répondre !
22 novembre 2008
Je crée ma boîte ! Le blog pour tout savoir
Merci à Lalele pour toutes ces infos précieuses pour celles qui souhaitent se lancer.
Voir ici http://eentreprendre.canalblog.com/
22 septembre 2008
Mère de famille et créatrice d’entreprise : le grand écart ?
Corinne de "Tout pour elles" a écrit un article très intéressant sur ces femmes qui ont leur bureau et/ou atelier à la maison.
Travailler chez soi lorsqu’on a des enfants ne relève pas
forcément de la mission impossible. Il suffit de bien s’organiser et de
se montrer ferme sur sa disponibilité. Plus facile à dire qu’à faire…
http://www.lentreprise.com/2/3/article/15999.html
Lire également ses billets :
http://www.toutpourelles.fr/index.php?2008/08/19/252-jeu-le-travail-et-vous-3
07 avril 2008
Créer son entreprise : mode d'emploi
Nathalie a créé son entreprise et a accepté, malgré son emploi du temps chargé, de nous raconter comment cela s'est passé. Son site internet : www.prestige-esthetisme.fr
Nathalie, faisons connaissance
Je m’appelle Nathalie, j’ai 42 ans.
Après un cursus assez banal (BAC professionnel, BTS secrétariat bilingue anglais), j’ai commencé à travailler dès ma sortie de l’école. Mon père était dessinateur industriel, ma mère femme au foyer. Ma sœur aînée a suivi des études de gestion et nous verrons plus loin que ce petit détail a beaucoup influencé ma décision de créer ma société. Mais nous n’en sommes pas encore là. Mon ami est scandinave, il travaille dans le sport automobile. De par ses nombreuses absences mais aussi en raison de mon activité professionnelle qui comportait beaucoup de déplacements, nous avons décidé d’un commun accord de ne pas avoir d’enfant.
Ma première expérience professionnelle a été un poste de secrétaire commerciale dans un cabinet de courtage d’assurances international. Je me souviens, il était situé à Paris, tout près de l’Opéra Garnier.
Ma seconde expérience a été toute différente : je travaillais pour un show room privé où venaient défiler les grands couturiers. Je m’occupais de la coordination entre les clients, les agences des mannequins, les maisons de couture, le tout dans une ambiance que seule la mode peut offrir.
Après quelques mois dans ce secteur à la mentalité bien « spéciale », je donne ma démission pour aller travailler dans une agence d’organisation d’évènements nationaux et internationaux. C’est au cours de ces quinze années passées à courir la France et l’Europe que j’ai rencontré mon ami, mais également que j’ai eu l’idée de mon projet professionnel.
A 40 ans, le projet de Nathalie se précise
Arrivée à 40 ans, une femme a envie de devenir maîtresse de sa destinée, elle est assez mature pour faire des choix, elle a tiré des expériences de la vie. C’est à 40 ans que j’ai pris la décision de changer ma vie.
Tout d’abord, mon projet était abstrait, ce n’était qu’une idée. Une idée qui m’est venue au cours d’un
colloque lorsque l’un de mes congressistes (un américain) me demande de lui commander un massage. Je me rends à la réception de l’hôtel : ils n’ont rien, aucune adresse, personne vers qui m’orienter. Le problème se reposera souvent et là, je me dis : « il y a quelque chose à faire ».
Je mets un an à rédiger mon dossier de présentation, à prendre des conseils auprès des organismes spécialisés dans la création d’entreprise.
Le démarrage Mon dossier, business plan comme l’appellent les professionnels, comporte plusieurs étapes : -
En second, doubler cette activité d’une boutique sur Internet, permettant conseils et vente des cosmétiques que nous utilisons pour les soins (encore une fois comme un institut).
- l’étude de marché : recenser tous les établissements hôteliers qui pourraient être concernés sur Paris et la petite couronne, voir la concurrence existante sous toutes ses formes (masseurs indépendants, instituts de beauté…),
- les prévisions financières : trouver les fonds, rédiger un prévisionnel, définir le capital…,
- choisir son statut juridique : indépendant ou société ? Le statut va régir toute la vie de la future entreprise, il faut le choisir avec soin et ne pas hésiter à se faire conseiller.
De la conception à la réalisation
Une fois que le business plan est prêt, on n’a plus qu’une envie : sauter le pas.
Oui mais voilà, quand on est salariée, avec plusieurs années d’expérience, démissionner n’est pas vraiment la solution car on perd la rémunération de son ancienneté. De plus, un licenciement donne des avantages aux créateurs d’entreprises. Il me faudra 8 mois de tractation pour négocier mon licenciement en mai 2006.
Dès mon inscription à l’ANPE, je signale que je souhaite créer une entreprise, ma conseillère n’est pas dupe, elle a compris. Néanmoins, elle m’orientera vers une Boutique de Gestion (association qui aide le demandeur d’emploi à mettre sur pied son projet de création). L’accompagnement dure 5 séances durant lesquelles, je peux voir un peu plus clairement la question du statut. Pour le reste, tout est déjà prêt.
Septembre 2006, sur les conseils de la Boutique de Gestion, je présente mon projet de création au concours organisé par le Conseil Général de Seine et Marne. Trois cent dossiers y seront présentés et jugés, vingt seulement pourront participer à la première « Plate-forme Création d’Entreprises 77 ». A la clé, deux mois de formation intensive : un mois de commercial / marketing et un mois de gestion / comptabilité.
Trois femmes dans l'aventure
Si j’étais déjà consciente de mes lacunes en comptabilité, ce stage m’ouvre les yeux : je ne suis pas capable
de tenir la comptabilité d’une entreprise car n’est pas comptable qui veut. C’est alors que je me tourne spontanément vers ma sœur Patricia. Voici la deuxième personne embarquée dans l’aventure.
Une fois le stage terminé, nous sommes en décembre 2006. Je dois encore trouver un fournisseur pour les cosmétiques qui seront utilisés lors des soins et des massages. Même si je connais bien le milieu de l’esthétique, je ne suis pas esthéticienne. Je contacte alors une amie de longue date qui, après avoir passé son BTS d’esthéticienne, est partie deux mois
en Thaïlande afin d’y apprendre le massage Thaï traditionnel. Depuis son retour en France, elle travaille pour un institut parisien. Elle connaît mon projet, elle en est un peu à l’origine. Voici la troisième personne que j’entraîne avec moi.
Le choix du fournisseur : crucial pour la qualité des prestations
Choisir un fournisseur sérieux est le plus important pour nous car on ne peut pas proposer des soins bas de gamme à des hôtels 4* ou des grands centres de congrès. Mon amie esthéticienne me conseille d’opter pour des cosmétiques biologiques pour deux raisons : la première est qu’il n’y a quasiment aucune réaction allergique aux ingrédients naturels par les clients, la seconde est tout simplement qu’ils ne présentent pas de risques pour la santé.
Elle réussit à me convaincre que le « bio » est l’avenir de la cosmétologie et surtout m’explique les dangers
des produits chimiques présents dans les cosmétiques conventionnels.
Nous voici en quête d’un fournisseur français proposant une large gamme de soins pour le visage et pour le corps, et surtout qui soit sérieux. Je dis sérieux car dans le bio on voit du tout et du n’importe quoi.
Notre première étape est de contacter l’organisme de certification Ecocert afin d’obtenir la liste des fabricants certifiés et surveillés par eux.
Notre seconde étape est de rencontrer les laboratoires et bien sûr, de négocier notre collaboration. Finalement, nous fixons notre choix sur un laboratoire du sud de la France qui produit des
cosmétiques biologiques depuis plus de 30 ans et qui a été l’un des pionniers à faire certifier la totalité de sa production.
Comme nous souhaitons également proposer les cosmétiques à la vente, nous devons engager quelques négociations avec le laboratoire pour obtenir leur accord.
Le choix du nom
Toute société doit porter un nom. Or, ce qui semble tout à fait anodin est un fait un véritable casse-tête.
Après avoir mis sur la table des tas de noms qui nous convenaient, il a encore fallu en choisir un seul. Nous avions opté pour Ellit’Esthétisme.
Avant de mettre en place le logo, les plaquettes de présentation destinées aux hôtels, le catalogue des cosmétiques et autres documents promotionnels, je me rends à la Chambre de Commerce afin de vérifier la disponibilité du nom que nous avions choisi.
Après quelques recherches, je découvre que l’agence Elite ouvre un institut à Paris et qu’il vaut ne pas choisir un nom avec le terme « Ellit » (même si l’orthographe est différente).
Pour plus d’éclaircissement, je vous dirai que les noms des entreprises sont constamment surveillés par des avocats qui ont accès aux bases de données des Chambres de Commerce. Dès lors que votre société est immatriculée, ces avocats ont votre dossier entre les mains et si votre nom ressemble à celui de leur client, vous êtes certains d’aller au-devant d’ennuis juridiques qu’une jeune société doit absolument éviter.
Retour à la case départ, nous devons trouver un autre nom avant l’impression de nos documents.
La concrétisation : Déclaration de la société
Si mon amie esthéticienne m’a aidé à choisir notre fournisseur, c’est ma sœur qui m’aidera à choisir un expert comptable. Là aussi, il faut savoir reconnaître ses limites et je préfère laisser à un professionnel le soin de rédiger les statuts qui vont définir les parts de chaque associé, la durée de vie de la société, etc.
Mai 2006, les statuts sont déposés à la Chambre de Commerce qui les transmet au Greffe des Sociétés. Bien sûr tout ceci est payant et il faut prévoir plusieurs échanges un peu houleux avec les administrations qui ne donnent pas signe de vie, qui retournent le dossier dans son entier parce qu’elles ont changé leurs tarifs et qu’il suffisait de demander un nouveau chèque, qui envoient les pièces à votre expert comptable et pas à vous, etc.
Fin juin 2006, je reçois enfin le K-Bis (carte d’identité de la société portant le numéro de SIRET). Cette fois-
ci, la société existe bel et bien et ce papier est le résultat de plusieurs mois de travail. Une étape se termine, une autre commence.
Le K-Bis permet d’ouvrir un compte bancaire au nom de la société et de libérer le capital.
Ensuite, il permet de faire imprimer ses documents de communication car le numéro de SIRET doit y figurer.
Sur des documents officiels, comme les factures, un autre numéro doit obligatoirement figurer : le numéro de TVA. En principe, les impôts vous l’envoient dans les dix jours qui suivent la réception du K-Bis… sauf quand ils ont perdu votre dossier !
Pour une bonne campagne commerciale, il faut avoir de bons supports. Pour notre société, nous avions décidé deux supports : un site Internet et des documents « papier ».
Pour les hôtels : une partie de notre site Internet pour leur exposer nos prestations, une plaquette présentant la société et des cartes (comme celles d’un institut) décrivant les massages et les soins esthétiques que nous réalisons.
Pour les clients de notre boutique : un catalogue et une autre partie de notre site Internet pour proposer des fiches conseils rédigées par des esthéticiennes, et surtout une boutique pour la vente par correspondance de nos cosmétiques. Notre site Internet sera également un lien vivant pour répondre aux questions de nos visiteurs et les conseiller pour prendre soin de leur peau.
Là encore une fois, si l’on n’est ni maquettiste, ni expérimenté dans la conception artistique, il vaut mieux s’adresser à un professionnel car ces documents sont l’image de la société et le « bricolage » se verra toujours.
Pour réaliser nos prestations au sein des structures hôtelières nous devions recruter des professionnels sérieux et compétents : pour nos masseurs, nous n’avons pas hésité à faire appel à une grande école parisienne, pour nos esthéticiennes, nous les avons choisies selon leur expérience professionnelle et les avons envoyées en stage auprès des laboratoires (notre fournisseur) afin qu’elles connaissent à la perfection les cosmétiques et les procédures des soins.
La campagne commerciale et Marketing
Toute société a besoin de se faire connaître. Il existe deux forme de communication. La première est la B to B (business to business) c’est notre cas avec les hôtels par exemple. La seconde est la B to C (business to consumer) c’est notre cas avec notre boutique de cosmétiques pour les particuliers.
Tant que le site Internet n’est pas opérationnel à 100 %, nous décidons de mettre tous nos efforts envers
les structures hôtelières. Mailing, télémarketing, rencontres… tout est valable pour se faire connaître. Il ne faut pas hésiter à prendre son téléphone et à relancer toutes les structures démarchées par mailing. Il faut aussi se déplacer souvent, rencontrer les décideurs tout en sachant que la réponse ne sera jamais immédiate. La presse spécialisée est aussi un bon atout, mais les insertions publicitaires sont très coûteuses.
Une fois le site Internet opérationnel, nous travaillons sur son référencement avec des sites spécialisés (Google, Yahoo…), nous insistons également sur la publicité dans la presse écrite. Là aussi, le but n’est pas forcément de vendre, mais de se faire connaître.
Les projets, le fil directeur
Je dirais que, une fois l’entreprise créée, si l’on n’a pas de projets, on est voué à l’échec. Il faut aussi se dire que tout l’investissement tant personnel qu’humain est démesuré par rapport au résultat. Si on crée une entreprise pour devenir riche très vite, c’est un mauvais début. On donne beaucoup, on récolte peu mais il faut toujours aller de l’avant, sans jamais baisser les bras.
Notre premier projet est l’organisation de réunions « conférence – vente » sur Paris et sa région. « Conférence » pour informer et expliquer ce qu’est la cosmétologie et les différences entre les cosmétiques conventionnels et les cosmétiques biologiques. Une fois informé, chacun pourra choisir ses cosmétiques en toute connaissance de cause.
« Vente » parce qu’ainsi nous pourrons proposer à la vente nos cosmétiques sans intermédiaire.
Ces réunions pourront se tenir chez une hôtesse qui, en remerciement, pourra bénéficier de produits gratuits. Au cours de ces réunions, nous voudrions offrir aux participants qui le souhaiteraient, un diagnostic de peau gratuit et, bien entendu, des conseils personnalisés. Bien sûr, ce projet reste à peaufiner mais les grandes lignes sont déjà tracées.
Notre second projet, peut-être celui qui nous tient particulièrement à cœur est la participation au prochain salon Marjolaine qui se tiendra à Paris à la fin de cette année. Marjolaine est le rendez-vous Bio le plus important de l’année.
Organisation au quotidien
Je dirais qu’il faut perdre le moins de temps possible. Pour cela, il faut une bonne organisation. En ce qui me concerne, je travaille avec un planning journalier et je laisse toujours un peu de place pour les imprévus ; mes journées dépassent dix heures ; mes semaines sont de sept jours ; je n’envisage plus de vacances depuis plus d’un an !
Il est vrai qu’il faut aussi savoir mettre sa vie familiale au second plan sans pour autant l’oublier.
J’ai une chance inouïe car je travaille avec ma sœur, mon ami (lorsqu’il est présent) m’aide sur les traductions des documents commerciaux et toute ma famille me soutient. C’est vraiment ce qui est le plus important, je dirais même crucial, quand on crée une entreprise : être bien entouré et soutenu par ses proches.
Si la création d'entreprise vous tente...
A celles et ceux qui voudraient créer une entreprise, quelle qu’en soit l’activité, et qui hésitent, je dirais qu’il faut le faire.
Il faut le faire pour plusieurs raisons :
- la première c’est que l’on ne saura jamais si l’on est capable tant qu’on ne l’aura pas réalisé,
- la deuxième c’est que l’on risque de vivre une frustration professionnelle à se répéter tous les jours « je serais mieux à mon compte »,
- la troisième c’est que créer, c’est s’épanouir, se transformer, devenir un décideur et assumer ses décisions,
- la quatrième c’est que, même si ça ne marche pas, même si vous êtes obligés de reprendre un travail, votre futur employeur verra sur votre CV que vous avez été un créateur d’entreprise, et il reconnaîtra immédiatement vos qualités.
Mais il y a aussi des pièges à éviter :
- croire qu’on a la science infuse, et ne pas prendre conseils,
- ne pas savoir s’entourer affectivement et professionnellement,
- ne pas bien préparer son projet, même s’il faut y passer plusieurs années,
- vouloir gagner beaucoup d’argent et mener la grande vie,
- ne pas se couper de sa famille, de ses amis sous prétexte qu’on est créateur d’entreprise.
Ces listes ne sont pas exhaustives, et j’espère que vous les complèterez avec vos propres arguments.
Vous hésitez encore ? Voici un test très facile qui vous permettra de savoir si vous êtes prêt ou non pour la création.
Isolez-vous dans une pièce, prenez une feuille de papier et un crayon. Séparez votre feuille de papier en deux colonnes. Colonne A, notez vos arguments « pour la création », colonne B, notez vos arguments « contre la création ». Remplissez ces colonnes le plus sincèrement possible (vous serez le ou la seul(e) à lire ces colonnes). Une fois que vous serez à court d’argument, comptez les « pour » et les « contre ». Le résultat parlera de lui-même.
Pour conclure, je dirais que la France manque cruellement d’entrepreneurs. Il existe dans le milieu des affaires, un dicton qui résume à lui seul notre mentalité :
« Quand un enfant français fait du vélo pour la première fois, ses parents lui disent : fais attention, tu vas tomber ! Quand un enfant américain fait du vélo pour la première fois, ses parents lui disent : vas-y, fonce ! »
Nathalie V.
Nous retrouverons Nathalie en septembre pour une animation spéciale. Vous pourrez gagner des entrées gratuites au Salon Marjolaine qui se tiendra du 8 au 16 novembre 2008 au Parc Floral de Paris.
D'ici là, prenez bien soin de vous !
29 octobre 2007
Le télétravail, c'est quoi ?
On parle beaucoup de « télé-travail », mais on ne sait pas forcément ce que cela signifie, moi la première…alors j’ai fait ma petite enquête auprès de C. membre de notre forum des femmes au foyer.
C., 35 ans, 2 enfants, pratique le "télé-travail".
Ah non… C. ne « pratique » pas le "télé-travail…mais exerce son métier en "mode télé-travail". Ce qui est effectivement différent et mérite quelques précisions…
« J'exerce mon métier en mode télétravail, ce n’est pas la même chose, car le télé-travail n'est pas un métier en soi, mais une façon différente d'exercer un métier. »
Et il y a plusieurs façons d'exercer son métier en mode télé-travail :
- En libérale, on est indépendante, on cherche ses clients et on vend ses prestations.
- Comme salariée, là on peut effectivement télé-travailler pour son employeur.
Qu'est-ce qui pousse quelqu'un à travailler en mode télé-travail ?
Cela se pratique plus souvent dans les grandes sociétés françaises. Et pour le cas qui nous intéresse, la première grossesse a été le déclencheur.
« Lorsqu'on m'a embauchée dans l'entreprise où je travaillais alors, j'ai passé 3 entretiens avec différentes personnes. Je venais de me marier, et tous les intervenants m'ont posé la question :
"Comptez-vous avoir des enfants" (il est interdit de poser ce genre de questions...je l'ai appris depuis), j'ai répondu que oui...mais on m'a tout de même embauchée...
Un an plus tard, je leur annonçais que j'attendais un bébé,
et là, j'ai vécu l'enfer :
On m'a ôté mes dossiers pour les donner à d'autres personnes, on me cherchait des noises pour une virgule mal placée, on me faisait rester le soir tard, pour photocopier des dossiers énormes !
Si bien qu'au 4ème mois, tellement stressée et déprimée, j'ai failli perdre mon bébé !
J'étais assistante commerciale à l'export.
Bref, j'ai été bien évidemment arrêtée, et j'ai terminé mes 5 mois de grossesse couchée avec la peur de perdre mon bébé à tout moment
Pendant mon congé maternité, j'ai pris conscience que j'allais devoir laisser mon bébé à la crèche pour retourner travailler...et je n'étais pas du tout prête à y retourner ! J'ai donc cherché une solution pour continuer de travailler...tout en m'occupant de mon enfant.
Je n’ai pas eu le courage de les attaquer aux Prud’hommes, je n’avais aucun soutien autour de moi, tout le monde pensait que j’exagérais…même mon mari »
Travailler en mode télé-travail dans le cas présent permettait à C. d’éviter de retomber dans cet enfer. Elle se renseigne sur le net et tape sur un moteur de recherches « travailler à la maison »…qui la mène au site de l'ANDT, qui est l’Association Nationale pour le Développement du Télétravail.
Ensuite C. démissionne à l’issue de son congé maternité et se forme au télé-travail dans le but d’exercer tout ou partie de ce qu’elle sait faire, mais de chez elle. 
Sa téléformation démarre. Quand elle commence ensuite à télé-travailler, c'est surtout pour proposer à ses clients des travaux de secrétariat et de traduction. Puis petit à petit, elle se forme à d'autres techniques et leurs propose la création de sites internet.
Depuis 3 ans, elle est spécialisée en infographie et son plus gros client est imprimeur spécialisé dans le faire-part. Elle réalise maintenant des maquettes sur ordinateur et son job n’a plus rien à voir avec ses prestations initiales. Ses clients, elle les cherche du côté des artisans, des PME…
"J'insiste sur un point important : on ne s'investit pas son propre patron du jour au lendemain. Il faut auparavant avoir mené une étude bien précise de ce que l’on souhaite faire. Il faut savoir chercher ses clients, faire une offre commerciale qui tienne la route et avoir de solides arguments pour faire accepter à son client ou à son patron qu’on peut travailler depuis chez soi aussi bien que dans le bureau d’une entreprise…"
Il est vrai qu’en France, le télétravail n'est pas encore entré dans les mœurs comme dans les pays scandinaves
où c’est très à la mode. Ici on a tendance à vous regarder bizarrement…
Concrètement la téléformation dure 6 mois et est payante. Elle n’est pas prise en charge car il s’agit d’un organisme privé qui délivre la certification. Elle est donc entièrement aux frais du futur télé-travailleur. Et cela décourage souvent pas mal de personnes. Oui, c’est un investissement personnel sur son avenir.
Il faut compter un minimum de 500 euros pour suivre cette formation.
On reçoit alors les cours par courriels, des livres aussi par la poste. On travaille dur et au bout d’un certain temps on passe des examens. Il y a 6 modules à passer ainsi qu'un gros gros travail final à fournir avec soutenance et certification finale.
La formation est indispensable car elle permet de poser son projet, de voir si son projet professionnel est viable ou non en mode télé-travail. Souvent le projet professionnel est flou, et permet d’aborder tous les aspects de ce mode de travail. On apprend à concrétiser son projet, à voir si on est capable de tenir des délais et de gérer certains impératifs. On aborde également l’aspect juridique. Cela donne de sérieuses armes pour se lancer.
Donc si vous avez envie de vous lancer dans l’aventure, quelques sites pour en savoir plus :
http://www.infoteletravail.com/
http://www.linternaute.com/femmes/carriere/0702-travailler-chez-soi/index.shtml








